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Correspondance bénédictine

Auteur : Adrien LASCOMBE

Résumé de l’article :
A partir du XVIIe siècle, les travaux des savants bénédictins constituent un apport inestimable à l’histoire, aux arts et aux sciences. Dès 1598 le P. Didier de la Cour inaugure en Lorraine la réforme de Saint-Vannes, et le 6 septembre 1618 l’établissement de la congrégation de Saint-Maur est solennellement célébré dans l’église des Blancs-Manteaux à Paris. Les hommes les plus illustres de l’époque, les cardinaux de Richelieu, de Retz et de Sourdis, le magistrat Mathieu Molé s’associent au renouveau de l’ordre. Rappel de ceux, modestes religieux mais grands érudits, dont les publications sont devenues les sources incontournables des chercheurs d’aujourd’hui : dom Laurent Bénard, dom Hugues Ménard, dom Millet, dom Planchette, dom Langlois, dom Le Michel, dom du Pin, dom Viole, dom Mabillon, dom Grenier, dom Lobineau, dom Felibien, dom Plancher, dom Calmet, Dom Vic et dom Vaissète.
Mais que sont devenues les archives de nos bénédictins vellaves : Jacques Boyer, principal rédacteur de l’ecclesia Aniciensis de la Gallia Christiana ; Simon Bonnet, compilateur des Maxima Biblia Sacra ; et Hugues Lanthenas, traducteur des oeuvres de saint Bernard ? Missionnaires de l’érudition, dom Mabillon, dom Estiennot et après eux dom Martène, dom Montfaucon et beaucoup d’autres ont parcouru la France et l’étranger pour recueillir les éléments de leurs grandes publications. Quelques lettres témoignent de leurs travaux.
– Lettre circulaire du 28 janvier 1702 envoyée à tous les couvents de son ordre par dom Mabillon afin d’obtenir les documents ou renseignements nécessaires à la composition de ses « Acta Sanctorum Ordinis Sancti Benedicti » et de ses « Vetera Analecta ».
– Lettre de dom Robert Morel à sa sœur (1709).
– Lettre de dom Bernard de Montfaucon à un bénédictin de La Chaise-Dieu (1721).