Cahiers de la Haute-Loire Année 1989

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Description

Sainte Claire dans la tourmente révolutionnaire de Marie-Pascale GOUNON

Les clarisses du Puy traversent la tourmente révolutionnaire tour à tour protégées par des membres de la Société populaire parents de religieuses puis par des voisins et familles amies après leur expulsion en 1795. Sous la Terreur le couvent fait office de maison de réclusion notamment pour des religieuses des autres ordres. Il leur est rendu sous le Consulat par la double intervention de Barrès et de Cambacérès.

Une curiosité botanique dans le cahier de doléances de Châteauneuf-près-Le-Monastier  d’André CREMILLIEUX

Les habitants de ce village couchent par écrit une plainte contre une plante qui empoisonne le bétail. Ce vénéneux végétal est repéré et sa nocivité décrite au plan vétérinaire. Il s’agit du vératre blanc, dit en patois « varaïre ».

Mots clés : cahiers de doléances ; varâtre ; intoxication du bétail.

La haute ville du Puy-en-Velay et son décor à la fin du XVIIIe siècle  de Christian de SEAUVE

Le juge révolutionnaire pénètre d’autorité dans les hôtels particuliers dont les propriétaires sont soit émigrés, soit en prison. Il décrit minutieusement le mobilier, les moyens de locomotion, mais aussi le décor : papier peint ou tapisserie, présence d’alcôve, l’extraordinaire jeu de couleur entre ces différents éléments, etc. Les hôtels de Polignac, Brunel de Bonneville, Beaud de Brive, Bergonhon de Varennes et de Rachat, et Fillère du Charoulh sont des structures anciennes mises au bon goût de cette fin d’Ancien Régime.

La contribution patriotique de 1789-1790 en Velay de Martin de FRAMOND

Cet impôt est une mesure d’exception basée sur les déclarations du citoyen, en fonction de sa fortune et à sa bonne volonté. L’ancien syndic des Etats Jerphanion lance l’opération. Les communes doivent ouvrir un registre des déclarations des contribuables, elles opèrent lentement. Entre-temps, le cadre et les hommes changent. Les municipalités témoignent de la mauvaise volonté des habitants. Dans un panorama détaillé du département, nous voyons des maires, des curés, des notabilités et les patriotes s’engager. L’écart entre les riches et les pauvres est impressionnant : 2,5 % des déclarants couvrent 32 % de la contribution. Au Puy, notamment, des riches sont taxés d’office par Reynaud. Enfin si les déclarations sont faites, l’argent ne rentre pas et l’expérience se solde par un échec.

Mathieu Bertrand (1745-1809) éléments pour une biographie d’Yves SOULINGEAS

Issu d’une ancienne famille du Velay,commerçant, Mathieu devient maire du Puy en 1793, aux moments les plus durs de la Révolution. Il démissionne en 1795 avant d’être incarcéré. Sa démission et son interrogatoire montrent le bourgeois soucieux des idéaux de 1789 et ennemi de la terreur. Avant 1780 sa maison vend des dentelles en Italie avec une timide percée sur le marché anglo-américain. Après 1784, avec l’essor de la maison de Saint-Domingue, la dentelle cède le pas à une activité de redistribution.

La Révolution et ses prisonniers de guerre au Puy et à Brioude d’Isabelle MALFANT

Étude statistique et nominative concernant les prisonniers des premières campagnes Bonapartistes détenus au Puy et à Brioude de l’an II à l’an VIII. Piémontais, Autrichiens et Hongrois pour l’essentiel, ils ont échoué à Brioude, Monistrol-sur-Loire ou au Puy où le Grand Séminaire a fait office de geôle. Malades, couverts de vermine, affamés, beaucoup périrent d’un mal mystérieux, peut-être le typhus, semant la confusion parmi la population ponote. Ceux qui en réchappèrent furent échangés contre des prisonniers français ; certains restèrent dans la région où ils firent souche. Les régiments dont dépendaient ces prisonniers sont partiellement identifiés, ainsi que l’identité d’une cinquantaine d’entre eux. Mots-clés : Révolution Française, prisonniers de guerre (an II-an VIII), Piémontais, Autrichiens, Hongrois, guerres d’Italie, typhus, épidémie.

L’affaire Souche-Dupré. Le drame d’une famille pendant la Révolution de Dominique AVRILLON

Jean-Pierre Souche-Dupré, chirurgien à Fay-le-Froid (Fay-sur-Lignon) est guillotiné à Paris quelques jours seulement avant la chute de Robespierre. D’origine modeste, son mariage l’introduit dans la bourgeoisie du village. S’il n’est pas hostile au changement de régime, il s’oppose à la constitution civile du clergé, il est accusé de propos anti-révolutionnaires et d’avoir participé au camp de Jalès. Son fils Pierre-Hyacinthe est notaire royal, sous-fermier de l’abbaye du Monastier. Jacobin, l’avant-veille du jour de l’exécution de son père, il achète 34 000 livres de bois saisis sur le marquis de Latour-Maubourg. Il est assassiné à son tour en août 1795 par la contre-terreur.

Les hommes de Bonnefoy : essai sur le droit de forestage dans les forêts de la Chartreuse de Michel CARLAT

Ces droits, fondés sur des actes des XIIe et XIIIe s., sont à l’origine des conflits qui dureront plusieurs siècles, avec les abbayes de Mazan et du Monastier ; avec les seigneurs voisins Blanc de Mouline, Barbon de La Blache. Les Chartreux gèrent la forêt, depuis l’édit de Colbert, sous la haute surveillance des arpenteurs du roi. Les habitants des communes riveraines revendiquent leurs droits en 1791, s’opposent à la vente de la forêt au titre des Biens nationaux et la dévastent. Sous le Consulat, le général de Frévol de La Coste alerte le préfet de l’Ardèche sur ce pillage. A qui profite la destruction des archives ? De l’Empire à 1845, l’État s’efforce de se débarrasser de ces droits.

Lettres et discours de Saugains (1779-1800) de P. RAMADIER

L’étude est fondée sur une longue correspondance entre Jean-François Ramadier, négociant en toiles de Serverette et son épouse Madeleine Masson, de Saugues, apparentée aux Chirac, et aux La Fage de Ribbes. Elle nous dévoile l’intimité de la vie d’une famille à la fin de l’Ancien Régime. Sous la Révolution, Joseph Masson, avocat et frère de l’épouse fait partie des gardes nationaux envoyés à Paris le 14 juillet 1790. La tante religieuse, dans l’autre sens, relate l’arrestation du marquis d’Apchier. Les événements : la Montagne à Saugues et l’insurrection de Charrier en Lozère se déroulent de concert avec la crise économique et la dépréciation des assignats.

La Fayette ? – Me voici ! Images d’une vie, bilan d’une vie d’Auguste RIVET

Dans le scénario du spectacle, donné en nocturne lors de l’été 1989, à l’occasion du bicentenaire, au château de Chavaniac-Lafayette, le général La Fayette dialogue avec la déesse Clio, un jacobin et un royaliste.

Les 4 derniers ouvrages des Cahiers de la Haute-Loire :

Information complémentaire

Dimensions 240 x 165 mm