Cahiers de la Haute-Loire Année 2005

30 

Description

Le culte impérial chez les Vellaves d’après les inscriptions latines d’Antoine DARBEDA

Cahiers de la Haute-Loire. Année 2005. Inscriptions latines
Cinq inscriptions conservées (du Ier au IIIe siècle) permettent d’apprécier la participation de la Cité des Vellaves à une institution politico-religieuse d’allégeance à l’Empire romain. Aussi nombreuses en proportion que dans le reste de l’Auvergne, elles s’adressent très souvent à l’impératrice, peut-être privilégiée dans la religiosité populaire. Elles sont un témoin de la romanisation.

Tourbières et marais en Haute-Loire de Maryse TORT

Cahiers de la Haute-Loire. Année 2005. Rossolis à feuilles rondes.
Rossolis à feuilles rondes. Cliché BG.

Ces zones humides de montagne sont ici étudiées dans leur diversité et leur évolution sur le long terme. Leurs écosystèmes diffèrent plus qu’on ne l’imaginerait, par leur flore, leur place dans l’environnement, leurs rapports d’hier et d’aujourd’hui avec les activités humaines. Une somme d’écologie.

Aux marges de l’Auvergne et du Velay, le château de Cereix, commune de Saint-Jean-de-Nay : fragments lapidaires, textes, légendes antiquisantes autour d’un château détruit d’Alain ROMEUF

Cahiers de la Haute-Loire. Année 2005. Le château de Cereix, commune de Saint-Jean-de-Nay
Un ancien site castral, et des vestiges sculptés témoignant de plusieurs constructions disparues de la fin de l’époque gothique et de la Renaissance. Cereix, cité dès le XIe siècle, passe des mains des Bulhon, seigneurs auvergnats, à celle des d’Apchier, originaires du Gévaudan. A la Renaissance le nom est rattaché à la déesse païenne Cérès de façon analogue aux légendes attestées à la même époque à Polignac, ou Dienne (Cantal).

Mots-clés : Apollon, Diane ; oppidum, héraldique ; François Ier ; Sereys ; Transcriptions de chartes.

De l’ancienne à la nouvelle noblesse : les milites du XIe siècle vellave de Christian LAURANSON-ROSAZ

Cahiers de la Haute-Loire. Année 2005. Le château de Bouzols en 1851 par A. Prisse d’Avennes
Le château de Bouzols en 1851 par A. Prisse d’Avennes (Musée Crozatier).

Publication d’un texte rédigé pour les Rencontres de Pébrac de 1991. Dans le Massif Central plus qu’ailleurs, jusqu’à l’An Mil de rares mais puissantes familles nobles continuent des traditions remontant parfois à l’Antiquité romaine. Les « milites » ou chevaliers, issus des paysans libres, combattent à cheval au service des premiers. A partir de l’An Mil ils tendent à se confondre avec ces derniers. Nombreux, liés aux châteaux, ils militarisent les rapports sociaux et engendrent la classe seigneuriale des siècles suivants.  

Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay : Clef pendante en stuc dans la troisième travée du bas-côté Nord de Bernard GALLAND

Cahiers de la Haute-Loire. Année 2005. Clef pendante en stuc dans la troisième travée du bas-côté Nord
Une trouvaille majeure dans cette cathédrale, pourtant célèbre et fréquemment étudiée. Jamais décrit, parce que jamais vu, cet important décor de stuc, orné de palmettes et polychrome, terminé par une poulie, peut-être à usage de lanterne, paraît unique dans l’art roman. Les observations des abords et les comparaisons de styles font proposer une datation de la fin du XIe siècle.  

Le Puy au milieu du XVe siècle. La ville consulaire et ses habitants de Philippe RAMONA

Cahiers de la Haute-Loire. Année 2005. La ville consulaire et ses habitants
A partir de deux compoix, documents fiscaux, l’auteur dresse des cartes de nombreux aspects de la sociologie urbaine dans une période peu connue. Le Puy sort d’une longue phase de dépopulation mais renoue avec le dynamisme. La ville demeure très tournée vers le sud et le Languedoc, contrairement à la période suivante. Nombreuses illustrations recensant les vestiges conservés de la période.

Le service de l’hospitalité à Monistrol, du Moyen-Age à la Révolution de Philippe MORET

Dès le XIIIe siècle une commanderie d’Antonins accueille les victimes du « feu Saint-Antoine » (ses restes monumentaux du XVe siècle posent bien des problèmes, dont celui d’un décor peut-être dû à Jean de Bourbon) ; une malouteyre ou maladrerie réunit les pestiférés ; s’y ajoute un hôpital que nous dirions généraliste. Pour l’administration du « bien des pauvres » les institutions ou les pratiques évoluent selon les rapports de force et les conceptions religieuses. Quelques seigneurs-évêques ont marqué l’institution : Sénectère, La Roche-Aymon, Galard. Depuis le XVIIe siècle, les sœurs de Saint-Joseph sont mêlées au fonctionnement de l’hôpital, jusque dans la Révolution, qui détruit une subtile économie de la charité. L’étude s’achève au moment où l’hôpital retrouve l’essentiel de ses équilibres, avant la médicalisation.

Un brillant enfant du Puy aujourd’hui oublié : Victor Baubet de Marie-Thérèse CHABERT

Jeunesse et formation d’un élève de l’Ecole nationale des Chartes, enlevé trop tôt par la Guerre de 1914-1918. Il laissait une oeuvre prometteuse, et notamment une thèse consacrée à l’abbaye de La Chaise-Dieu.

Les gendarmes en Haute-Loire 1940-1944 de François BOULET

A partir de sources d’archives récemment ouvertes, très riches mais difficiles à utiliser, l’auteur reconstitue une crise muette : celle de ces informateurs privilégiés et acteurs de premier plan, très intégrés, personnifiant l’autorité en milieu rural, devant une situation qui retourne leurs références. Le respect des populations se change en gendarmophobie, la « non-loi » qui prolifère ne les laisse pas indemnes. La révélation de l’auteur est qu’en fait, au delà de l’inconfort de leur position et d’une passivité apparente, les gendarmes suivent l’évolution générale des esprits jusqu’à un ralliement discret mais très majoritaire à la Résistance.

Le site Internet des Cahiers de la Haute-Loire par le Conseil d’administration des Cahiers

Présentation du site Internet mis en ligne pour le quarantième anniversaire de l’association.

Les 4 derniers ouvrages des Cahiers de la Haute-Loire :

Informations complémentaires

Dimensions 240 x 165 mm