Cahiers de la Haute-Loire Année 2020

24,5 

Tarif de souscription, uniquement valable sur ce site jusqu’au 1er septembre 2020

Description

Jean-Pierre Bernard, « Des vicomtes de Velay et d’Auvergne aux Polignac, questions sur les origines d’une lignée féodale. La réalité des chartes » (31 p.)

À la lumière des plus anciennes chartes, l’auteur réexamine les différentes hypothèses sur les origines des Polignac vers le IXe siècle et en propose une nouvelle interprétation. Il décrit comment, depuis l’Auvergne, cette lignée s’installe en Velay pour y dominer jusqu’à la Révolution. Cartographie et tableaux généalogiques confortent le propos.

René Bore, « Un problème de pâturage entre les habitants de Maméas et de Fespescle au XVe siècle » (15 p.)

Par un accord de 1414, renouvelé en 1491, les deux communautés villageoises de Maméas (Céaux-d’Allègre) et Fespecle (Vernassal), la première, auvergnate, la seconde, vellave, autorisent des droits de pâture réciproques. Cet accord est contesté par leurs seigneurs respectifs, les Allègre et les Polignac, les premiers d’Auvergne et les seconds du Velay.

Michel Engles, « Les prix-faits, fin Renaissance, au Puy-en-Velay » (13 p.)

À partir d’un document prévoyant l’agrandissement d’une maison rue Pannessac, on découvre la densification du bâti ponot à la Renaissance par l’adjonction, sur l’arrière des maisons, de bâtiments avec tourelle d’escalier à vis, reliés au bâtiment sur rue par des galeries voûtées, le tout délimitant une cour intérieure à ciel ouvert.

Jean Mourier, « Le domaine de La Boriette, ses propriétaires et sa gestion (XVIe-XXe siècles) » (23 p.)

La propriété de La Boriette, sur le coteau de Chausson, en vue directe sur la ville du Puy est un bel exemple de domaine agricole évoluant progressivement depuis le XVIe siècle vers une villégiature d’agrément, jusqu’à devenir au XXe siècle la résidence d’un industriel ponot. Actes de ventes et baux agricoles permettent d’identifier propriétaires successifs et fermiers, ainsi que les productions du domaine. On assiste à l’ascension sociale des quatre familles qui s’y succèdent : Orvy, Chausse, Exbrayat et Hedde, imbriquées dans l’histoire du Puy.

Georges Escoffier, « L’énigme du sieur Choncq : un organiste allemand au Puy-en-Velay à la veille de la Révolution » (13 p.)

Le dernier organiste employé par le chapitre de la cathédrale du Puy-en-Velay, de 1787 à 1791, était allemand, venant de Mannheim après un passage à la cathédrale de Valence (Drôme). De l’avis du chapitre, il remplit mal ses obligations pédagogiques. Ses conditions d’arrivée en France, comme sa fin de vie demeurent obscures.

Reginald Henry, « De Jemmapes à l’exil, le général de Banne (1744-1811) » (43 p.)

Données nouvelles à partir d’archives familiales, complétées par des recherches. Louis-Régis de Boissy de Banne, naît à la maison forte de Maisonnette commune de Montregard. Orphelin de père très jeune, il rejoint à 15 ans le régiment des Gardes-Lorraine. La Révolution lui permet une promotion depuis longtemps espérée, mais il choisit le parti de Dumouriez. Exilé en Autriche à Temeswar, il est nommé général-major des armées autrichiennes et vit une étrange quasi-réclusion jusqu’en 1801. La fin tragique de son fils unique, tué dans l’armée d’Italie en 1807, le laisse sans postérité.

Bernard Galland, « À propos de deux Vierges noires : Notre-Dame des Reymonds et Madame Tholance » (65 p.)

La très ancienne Vierge noire miraculeuse du Puy, brûlée à la Révolution, fut remplacée à la restauration du culte à la cathédrale par une copie, dite Madame Tholance, réalisée par le sculpteur du même nom. Celle-ci disparaît vers 1850, lui succède alors une Vierge noire au manteau provenant de l’ancien couvent Saint-Maurice du Refuge. Peu avant, en 1846, les abbés Péala, éminents ecclésiastiques ponots, acquièrent un statue, soi-disant copie fidèle de la statue détruite, pour leur domaine familial des Reymonds à Tence. Celle-ci est maintenant conservée à la chapelle des Pénitents de cette commune. Une enquête minutieuse et un détail ignoré, la date, amènent l’auteur à formuler une hypothèse surprenante sur son identification soigneusement cachée par les Péala. Embarras des milieux catholiques du Velay, au milieu du XIXe siècle, devant les vestiges de la Révolution.

Camille Fabre, « Jérôme Labretoigne, marchand à Saugues dans la première moitié du XIXe siècle » (27 p.)

Jérôme Labretoigne débute son activité professionnelle comme tailleur d’habit, en même temps que la Révolution bouscule l’ordre établi. Progressivement, il s’adapte à la spectaculaire évolution économique du XIXe siècle, devenant commerçant puis découvrant l’économie capitaliste et comment faire fortune en prêtant de l’argent.

Antoine Rahon, « Bibliographie de la Grande Guerre en Haute-Loire » (57 p.)

Le centenaire de la Grande Guerre a entraîné une floraison de publications de toutes sortes, depuis la publication d’humbles témoignages jusqu’à des études d’ampleur. Cette fièvre mémorielle passée, il est temps de recenser les publications, même si en ce domaine l’exhaustivité est illusoire.

Pour imprimer un bulletin de souscription (paiement par chèque).

Informations complémentaires

Dimensions 240 × 165 mm