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  • Les Cahiers de la Haute-Loire 2019 sont parus

    Mis à jour le  22 septembre 2019

    La livraison 2019 des Cahiers de la Haute-Loire est parue (304 pages, entièrement en quadrichromie), mais ils sont toujours en  souscription, jusqu’au 31 octobre, permettant d’économiser les frais de port : Souscription en ligne  / Bulletin de souscription par courrier

    Voici le sommaire de ce nouveau numéro :

    Jean-René Mestre, « Le Chalat de Jax, un site fortifié à la frontière entre Auvergne et Velay » (11 pages)
    La toponymie permet de repérer Chalat, donné par le cadastre napoléonien, comme un dérivé de castrum. À peu de distance d’un itinéraire médiéval majeur, en frontière entre les pays des Arvernes et des Vellaves, un rempart de 5 à 10 m de haut barre un éperon.

    Pierre-Éric Poble, « Le Lignon du Velay, une limite orientale de la cité vellave augustéenne ? » (25 pages)
    Le Lignon, du Mézenc à Bas-en-Basset, qui pour partie sépare la Haute-Loire de l’Ardèche, a-t-il dès les temps antiques servi de frontière juridique ? L’auteur explore les limites de la cité gallo-romaine des Vellaves au 1er siècle puis recherche les traces des limites dans le Velay oriental. Il se penche ensuite sur les terres d’Outre-Lignon. En recherchant dans la toponymie et les chartes les occurrences de Mars, le dieu des frontières, et son dérivé Vorotius, du Pont-de-Mars à Bas-en-Basset se dessine la limite du pagus Vellavensis.

    Pascal Bois, Martin de Framond, « La chute des Lévis, seigneurs de Roche-en-Régnier (1440-1474) » (75 pages)
    À la suite de trois précédents articles parus dans les Cahiers 2012, 2013 et 2016, les auteurs nous content la chute en seulement deux générations d’une des plus puissantes familles vellaves. L’histoire en était grossièrement connue, mais pas ses ressorts. Les tristes héros se débattent entre une royauté conquérante, mais divisée, et les principautés qui s’affirment : Bourbonnais et même Bretagne, dans le royaume, Savoie au dehors. La modeste seigneurie de Roche, perturbée par la grande politique.

    Didier Catarina, « Une exception judiciaire en Languedoc : les prévôtés de Saugues et du Malzieu à la fin du XVIIIe siècle » (29 pages)
    Le duché de Mercoeur pour ses baillages de Saugues et du Malzieu relevait du Languedoc et du parlement de Toulouse. À partir de 1554 et 1569, comme pour le reste des terres auvergnates du duché, l’appel des cours locales de justice se fait, par privilège de l’immédiateté, directement au parlement de Paris, sans même passer par la sénéchaussée de Riom. L’auteur souligne l’opposition répétée des États du Languedoc à cette situation jusqu’en 1788, puis étudie l’originalité, les particularismes, les délimitations fluctuantes de ces justices particulièrement
    émiettées dans ces deux prévôtés. Une cartographie exhaustive conforte l’étude.

    Hervé Quesnel, « Avis oux paysons, un “tract” en occitan des Amis de la Constitution du Puy (1791) » (23 pages)
    Cette publication, datée du 27 mars 1791, veut convaincre le peuple par l’usage de sa langue. Reprenant l’argumentation de Mirabeau, elle vise à faire comprendre au peuple des campagnes le nouveau fonctionnement démocratique et à lui faire accepter la constitution civile du clergé. L’emploi du « patois » sera contré par l’abbé
    Grégoire. L’auteur analyse la rhétorique, la langue et la transcription des nouveaux termes révolutionnaires en occitan.

    Raymonde Prat, « Ce mystérieux Monsieur de Fonfrède, compagnon de Nerval en Égypte et citoyen américain » (41 pages)
    Pour la première fois, le compagnon de Nerval lors de son voyage en Orient est identifié. Marie Joseph, sans autres précisions, apparaît dans le registre de l’état civil du Puy-en-Velay, abandonné à l’hôtel-Dieu en 1811. Enfant adultérin, dont le père parvient, par personne interposée, à assurer son éducation et sa fortune. Prenant
    le nom d’un domaine en Lozère, le jeune homme trouve place dans la bohème littéraire parisienne, puis termine sa vie avec succès aux États-Unis.

    René Bore, « Quand les Suisses investissaient dans la glace du lac de Malaguet (Monlet) » (11 pages)
    Propriété des marquis d’Allègre jusqu’à la Révolution, le lac est affermé en 1888, à la Société suisse pour l’exploitation de la glace des lacs de la vallée de Joux (Suisse) jusqu’en 1942. L’auteur explore la famille des propriétaires, les ambitions qui se limiteront dans le temps et l’exploitation par la société pour laquelle l’arrivée
    du chemin de fer suscite bien des espoirs.

    Philippe Vacher, « Vacher-Frères (suite), XXe siècle, essor et déclin de la dentelle mécanique » (33 pages)
    Dans le précédent numéro nous avions suivi cette famille dans le commerce et la fabrication de la dentelle à la main depuis la fin de l’Ancien Régime à Saint-Maurice de-Lignon jusqu’à son installation au Puy-en-Velay. Auguste Vacher construit en 1902 une usine aux Pandraux, commune de Lantriac où la Gagne fait tourner des métiers construits sur place. L’exportation se développe. Une filature est construite à Coubon, un magasin À la ville du Puy est installé à Paris. Le brillant fils est tué en 1916 à la bataille de la Somme. Après-guerre, malgré la perte des marchés de l’Est, la société se diversifie dans la teinturerie, la culture du lin, la production d’électricité. L’entreprise survit à la deuxième guerre mondiale, à un incendie en 1958 mais pas aux inondations de la Loire de 1980.

    François Boulet, « Le Chambon-sur-Lignon, Dieulefit, Moissac : trois pays-refuges à comparer (1940-1944) » (21 pages)
    Ces trois contrées ont chacune contribué à sauver un grand nombre de réfugiés juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur population comptera sur cette période jusqu’à 10 % de Juifs. Différences et points communs sont analysés : implantation du protestantisme pour deux d’entre elles, personnalités engagées dans tous les cas, une tradition de solidarité héritée des souffrances passées. Le tout dans un cadre méridional plutôt rural, peu enclin à l’obéissance inconditionnelle.


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  • Vient de paraître

    Mis en ligne le 10 juin 2019

    Jean Bost & Jean-René Mestre,
    La lentille verte du Puy, quelle culture !

    Préface de Jean-Louis Bernard, président de l’Académie d’agriculture de France

    Avant-propos de Martin de Framond, directeur des Archives départementales de la Haute-Loire

    Premier légume à bénéficier d’une appellation d’origine protégée, la lentille verte du Puy tire ses caractéristiques gustatives et alimentaires de conditions climatiques et culturales bien particulières faisant d’elle la Reine des lentilles.

    Cuisiné par les meilleurs spécialistes du caviar vert de Haute-Loire, cet ouvrage révèle la petite et la grande Histoire de ce légume sec, présent dès l’Antiquité en Velay, et fruit d’un savoir-faire reconnu et fièrement traditionnel.

    Toute la mobilisation aboutissant à sa protection et sa valorisation actuelles, l’organisation de la production et du négoce, sans oublier une analyse détaillée de ce qui fait son goût et son cru  sont largement décrites et illustrées.

    Un ouvrage de 158 pages, format 26 x 26 cm, richement illustré, sortie prévue en juin 2019, prix public : 26 €

    Jean Bost : conseiller agricole de la filière lentille verte du Puy depuis 1965, soit plus de 50 ans. Organisateur de la journée nationale lentilles verte du Puy en 1977. Cheville ouvrière dès 1991 de l’Appellation d’Origine Contrôlée « lentille verte du Puy ». Initiateur-fondateur de la « Verte confrérie de la lentille du Puy », co-auteur de 100 ans d’agriculture en Haute-Loire 1900-2000 (Éd. Chambre d’agriculture de la Haute-Loire, 2000).

    Jean-René Mestre : docteur en pharmacie (diplômé de phytopharmacie), expert en nutrition (responsable pédagogique du diplôme universitaire de nutraceutiques, alicaments et aliments-santé à la faculté de Médecine de Dijon), auteur d’une thèse sur la lentille verte du Puy (1987) et de nombreux livres et publications scientifiques et historiques.

    Avec la collaboration d’Hervé Quesnel, linguiste, pour les termes occitans.

    Le seul ouvrage de fond disponible sur l’histoire de la lentille verte du Puy

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    Article de présentation dans l’Éveil de la Haute-Loire

    Analyse de l’ouvrage par l’Académie d’agriculture de France

    ISBN : 978-2-9549851-1-4

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  • Toujours disponible…

    Claude Perron, Notes et croquis pour servir à la réhabilitation des quartiers anciens de la ville du Puy

    Ouvrage de Claude Perron, architecte qui fut la cheville ouvrière du plan de sauvegarde du Puy-en-Velay. Plus de 220 croquis et plans avec coupe et échelle permettent à l’artisan de réaliser la restauration et aux amateurs d’art d’approfondir leur connaissance des villes anciennes : détails de maçonnerie, charpente, menuiserie, ferronnerie qui font le bâti de la vieille ville du Puy. 126 pages dont 60 planches de dessins de façades, portes, volets et petits bois, etc. Un véritable manuel pour l’artisan comme pour l’architecte ou le propriétaire de maison ancienne pour rénover dans le respect de l’histoire. Les références rigoureuses facilitent la découverte à l’amateur des 35 hectares de la vieille ville.
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  • Les Cahiers de la Haute-Loire 2018

    Mis en ligne le 8 août 2018

    Ici, pour le commander en ligne… Ce numéro de 308 pages est très varié et richement illustré. Son sommaire est le suivant :

    Martin de Framond, « André Crémillieux, le vent du large »

    Nécrologie  d’André Crémillieux (2 p.)

    Christian de Seauve, «François-Hubert Forestier »

    Nécrologie de François-Hubert Forestier (2 p.)

    Christian de Seauve, «Hubert Collin »

    Nécrologie d’Hubert Collin (2 p.)

    Laurent Cizeron, « Les Dominicains du Puy-en-Velay, XIIIe-XVe siècles, nouvelles notes historiques»

    L’auteur complète l’article de Jean-Donatien Lesvesque paru dans les Cahiers de la Haute-Loire de 1982. Sont approfondis la fondation du couvent du Puy-en-Velay au début de l’Ordre, ses constructions successives et son fonctionnement y compris son hôpital qui reçoit les pèlerins de Saint-Jacques. Les modalités de la prédication et de la direction spirituelle sont développées, notamment à travers la mission de saint Vincent Ferrier au Puy-en-Velay. (35 p.)

    Sylvain Bruand, « Une introduction au Velay médiéval : la comptabilité des évêques du Puy (1343-1435) »

    L’analyse des registres de comptabilité des évêques du Puy-en-Velay, puissance seigneuriale en tant que comte du Velay révèle une administration féodale scrupuleuse, attentive et parfaitement organisée. La personnalité et la typologie des receveurs montrent une évolution vers une cléricalisation de la fonction. Suit la chronologie des évêques de cette époque dont certains terminent à la cour des papes à Avignon. (39 p.)

    Martin de Framond, « Pierre Champion et ses dessins, 1390, portraits au Puy au temps du Grand Schisme »

    L’un des registres étudiés dans l’article précédent comporte des dessins ornant des lettres capitales. Simples ornements, dessins d’animaux, croquis anthropomorphes, mais aussi deux portraits de personnages identifiés, œuvres du rédacteur du registre. (17 p.)

    Christian Maillebouis, « La conférence religieuse du Pont-de-Mars (Le Chambon-sur-Lignon) en août 1624 »

    L’édit de Nantes ouvre une période de controverses religieuses pacifiques. L’auteur met à jour une conférence de controverse non répertoriée, tenue aux confins du Velay et du Vivarais. Les protagonistes sont présentés. Cet article permet de retrouver les deux comptes rendus de cette conférence, l’un catholique, l’autre protestant. Ils sont désormais accessibles en ligne. (51 p.)

    Nicole Chambonnet, « Le tableau miraculeux de Notre-Dame d’Araules »

    La piété populaire vénère à Araules, aux confins des Velay catholique et protestant, un « tableau miraculeux », considéré localement comme une représentation de la Vierge en costume d’abbesse avec à ses pieds Louis XIV enfant. Les recherches dévoilent qu’il s’agit en réalité d’un montage de deux gravures, l’une de la Vierge de Tolède, l’autre du roi Charles II d’Espagne. L’auteur envisage diverses hypothèses pour expliquer la présence de ces gravures à Araules. (27 p.)

    René Bore, « Le Velay en lutte contre la propagation de la peste (1721-1722) »

    L’arrivée de la peste à Marseille le 25 mai 1720 déclenche une mobilisation générale orchestrée par les États de Languedoc pour éviter la propagation de l’épidémie. Trois cordons sanitaires (ou lignes) successifs sont mis en place. Le détail de la mise en place de la ligne vellave est donné, emplacements, points de passage, modalités de surveillance. Tous les aspects logistiques et financiers sont précisés. Le Velay sera finalement préservé. (31 p.)

    Jacques de Seauve, « Les incidents des reinages en 1784 à Champagnac-le-Vieux »

    L’ivrognerie aidant, des énergumènes défient la mise aux enchères des reinages de Champagnac. Cet incident permet de revenir sur les modalités de cette coutume dont la bravade est un moment-clé. (9 p.)

    Philippe Vacher, « Vacher-Frères, XVIIIe-XIXe siècle, âge d’or de la dentelle à la main »

    La première partie de la saga industrielle et familiale de fabricants de dentelles, depuis le modeste départ à Saint-Maurice-de-Lignon sous l’Ancien Régime jusqu’au Puy-en-Velay à l’orée du XXe siècle, est consacrée à l’âge d’or de la dentelle à la main. Où l’on voit l’extension progressive de la zone de chalandise dans toute l’Europe, chaque membre de la famille étant employé au mieux de ses compétences. (27 p.)

    Richard Crespy, « Les liens entre Châtillon-sur-Seine et Le Puy-en-Velay lors de la deuxième guerre mondiale, une histoire oubliée »

    Souvenir oublié, Châtillon-sur-Seine, ville terriblement bombardée par les Allemands le 15 juin 1940 est « adoptée » par Le Puy qui accueille à l’été 1943 plus de 80 enfants de Châtillon pour un séjour vellave réconfortant. La reconnaissance de Châtillon-sur-Seine vis-à-vis de sa marraine est toujours vivace. (23 p.)

    Gérard Bollon, « Paul Ricœur (1913-2005), un philosophe dans la Montagne vellave »

    De retour de captivité, en 1945, Paul Ricœur s’installe au Chambon-sur-Lignon où il enseigna pendant trois années à l’École Nouvelle Cévenole. Son enseignement marqua durablement les mémoires du Plateau. Lui-même garda un vif souvenir de ses années d’expérimentation pédagogique dans un cadre préservé. (17 p.)

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  • Les Tablettes historiques du Velay sont en ligne

    Mis en ligne le 5 janvier 2017.

    Fruit de notre partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, la collection complète des Tablettes historiques du Velay est désormais consultable, article par article sur notre site à la rubrique “Nos archives / Tablettes historiques”. Ces numéros, peu disponibles en bibliothèque et dans les librairies spécialisées en livres anciens, sont une source fondamentale pour l’histoire de la Haute-Loire. Les contributions qui y parurent de 1870 à 1877 sont signées des meilleurs spécialistes de l’époque.

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  • Avis aux auteurs de la revue ou à leurs ayants-droit

    Mise en ligne le 9 mai 2016.

    Cahiers de la Haute-Loire. BNF

    Numérisation des numéros épuisés des Cahiers de la Haute-Loire par la BNF

    La Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec l’association des Cahiers de la Haute-Loire, souhaite procéder à la numérisation des numéros épuisés de la revue. Il s’agit des numéros des années 1965 à 1979, 1981, 1996 et 1997.
    Les volumes numérisés en mode image et en mode texte par la Bibliothèque nationale de France (cf. à cette présentation) seront rendus accessibles sur Internet, de façon libre et gratuite, par le biais des sites dont la Bibliothèque nationale de France assure la responsabilité, notamment Gallica, ainsi que sur le site des Cahiers de la Haute-Loire : www.cahiersdelahauteloire.fr.
    Il est en conséquence demandé aux auteurs ayant collaboré à ces numéros ou à leurs ayants-droit, en cas d’opposition à ce projet concernant leurs contributions, de bien vouloir exprimer cette opposition par courrier adressé au siège de l’association, 31 avenue de Tonbridge, 43000 Le Puy-en-Velay.
    À l’issue d’un délai de 6 mois, prenant effet à compter de la date de publication du présent encart dans le numéro 2016 des Cahiers de la Haute-Loire, et sauf avis contraire des auteurs ou de leurs ayants-droit, la Bibliothèque nationale de France procèdera à la mise en ligne des volumes numérisés.
    Il est cependant précisé qu’après cette mise en ligne, la Bibliothèque nationale de France s’engage à retirer tout article ou illustration en cas de réclamation de son auteur ou des ayants-droit de ce dernier.

    Christian de Seauve, président de l’association des Cahiers de la Haute-Loire.

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