Publié par

Le pélerinage du Puy

Auteur : Charles ROCHER

Résumé de l’article :
Bien souvent acte volontaire, le pèlerinage pouvait être aussi ordonné par l’Eglise pour la rédemption de certains péchés. Les tribunaux ecclésiastiques en firent quelquefois la condition expresse de leurs sentences d’absolution. Convaincu d’hérésie et frappé d’une sentence d’excommunication, Jean de Corrozello, hôtelier de Narbonne, trouve l’indulgence des inquisiteurs en dénonçant trois hérétiques. Échappant ainsi à toute peine et pénitence infamante il devra néanmoins visiter les sanctuaires de Sainte-Marie du Puy, de Vauvert, de Notre-Dame-des-tables de Montpellier, de Sérignan, de Saint-Gilles en Provence, de Saint-Guilhem du Désert, de Saint-Maximin et de la “bienheureuse Marie-Madeleine de Labaume”, et rapporter des attestations de chacune de ces visites. Traduction d’un texte latin du fonds Doat à la Bibliothèque Nationale (mars 1324). Un autre document du même fonds précise que certains de ces pèlerins particuliers devaient porter une croix de feutre jaune sur leurs habits. Liste des grands et petits pélerinages de la chrétienté au XIIIe siècle, tirée des registres de l’Inquisition à Carcassonne.