Cahiers de la Haute-Loire Année 2021

30,0 

Frais de port offerts jusqu’au 15/09/2021

Ensuite le tarif sera de 30 € + 5,50 € de frais de port.

Description

Eugène Bonifay, « Le lac du Bouchet, sa géologie, son histoire depuis 600 000 ans » (59 p.)

L’auteur, s’appuyant en partie sur les travaux (carottages, analyses sédimentaires des études Géomaars et Euromaars, nous décrit l’histoire du lac de maar du Bouchet,de son apparition, il y a 600 000 ans, jusqu’à nos jours. À la lumière d’une chronologie des grands changements climatiques, il retrace les principales évolutions naturelles connues par le lac au niveau géologique, topographique et biologique (faune et flore). Au-delà, cette étude permet de découvrir l’histoire des climats du Velay, sa géologie fortement conditionnée par le volcanisme et son occupation par le monde du vivant.

Pierre-Éric Poble, « La charte dite de “fondation du prieuré d’Aurec”, une histoire de faussaires ? » (31 p.)

Revenant sur la charte dite « de la fondation du prieuré d’Aurec » sur laquelle les érudits s’appuient pour faire remonter la fondation d’Aurec-sur-Loire à 1030, l’auteur démontre qu’il s’agit en réalité d’un acte de faussaire retranscrit à partir d’une véritable charte qui concernerait, non pas Aurec-sur- Loire, mais à un lieu géographique aujourd’hui situé sur la commune de Rozier-Côtes-d’Aurec (Loire). Les origines historiques d’Aurec-sur-Loire se trouvent remises en question et seront rectifiées dans un futur article.

Antoine Meissonnier, « Le paréage du Puy (1305-1307), un élément de la politique méridionale de Philippe le Bel » (21 p.)

L’auteur étudie la conclusion en 1305-1307 du paréage du Puy entre le pouvoir royal, aux mains de Philippe le Bel, et l’évêque du Puy, Jean de Comines. Ce contrat officialise les modalités de la coseigneurie des deux autorités sur la ville. Des éléments de contextualisation, une étude du contenu et des comparaisons systématiques avec le paréage de Mende permettent d’éclairer l’atmosphère singulière entourant la signature du paréage du Puy et, finalement d’en mesurer la portée éminemment politique.

Gilles Banderier, « Une mystificatrice au Puy-en-Velay (1743) ? » (5 p.)

En 1743, Judith Lombard, soi-disant fille unique d’un négociant juif de Bâle, souhaite obtenir au Puy le sacrement du baptême et, de fait, se convertir à la religion catholique. Prenant des précautions, le chanoine Martin adresse une lettre au prince-évêque de Bâle, Jacques-Sigismond de Reinach-Steinbrunn, afin de vérifier la véracité de ses dires. Après la réponse de ce dernier, Judith Lombard se révèle être un étrange personnage dont on ne sait finalement que peu de choses si ce n’est qu’elle est certainement douée d’un penchant pour la mystification.

Christian Corvisier, « Le grand clocher de la cathédrale du Puy, histoire des restaurations » (59 p.)

Dans la suite de son article de 1993 sur la cathédrale, l’auteur revient sur l’archéologie du bâti de son grand clocher, jamais décrit en détail depuis Viollet-le-Duc. En s’appuyant sur l’analyse architecturale, l’auteur met en évidence une construction du clocher-porche au XIIe siècle en deux grandes campagnes. Suivent les restaurations successives, dont celle de 1884-1889, conduite par l’architecte Victor Petitgrand, qui aurait démoli et reconstruit le clocher presque intégralement. L’auteur nous démontre, preuves architecturales et archivistiques à l’appui, que cette assertion est le résultat de mauvaises interprétations.

Didier Perre, « Chroniques musicales de Berbezit » (57 p.)

Petite commune d’altitude dans l’ancien canton de La Chaise-Dieu, Berbezit a subi de plein fouet l’exode rural. Au début du XXe siècle une intense activité musicale populaire régnait dans cette commune, comme dans ce secteur. À partir d’enquêtes de terrain, l’auteur décrit en détail les nombreuses occasions de jeu, la place de la musique dans ce milieu paysan et dresse un inventaire des joueurs d’accordéon, violon ou cabrette du secteur. La disparition très rapide, après la seconde guerre mondiale, de ce monde musical est à la fois un des symptômes et une des conséquences de la fin de cette société rurale.

Colette Rouchouse & Bernard Chouvier, « Alix de Lachapelle d’Apchier (1871-1954), une conteuse brivadoise et son œuvre » (29 p.)

Dans un premier temps, une biographie permet de situer Alix de Lachapelle d’Apchier dans un contexte familial et local (Vergongheon). Puis, vient une analyse du style narratif utilisé par cette contemporaine d’Henri Pourrat, dont une qualité est de retranscrire le parler régional. Cette écriture est symptomatique de l’univers du conte merveilleux. Une analyse comparative entre des œuvres d’Alix de Lachapelle d’Apchier et celles de conteurs européens (les frères Grimm, Alexandre Afanassiev…) vient étayer le propos. Une bibliographie complète cette étude.

Bernard Gauthier, « Le mouvement Emmaüs au Puy-en-Velay, une histoire de rencontres » (21 p.)

L’auteur, premier président de l’association Emmaüs au Puy-en-Velay, témoigne des débuts au Puy de l’organisation non gouvernementale créée par l’abbé Pierre. Son récit porte sur le contexte ayant entraîné l’émergence du mouvement, d’abord à l’échelle nationale, ensuite à l’échelle locale, avec notamment l’épopée de la « grande ramasse » de l’été 1980. Il évoque les appuis politiques, administratifs, et les petites mains dans leurs tâches journalières. Les grandes actions menées par l’association au Puy depuis sa création en 1981 : création du Bric-à-brac, ouverture d’un accueil de nuit dans la rue du Bouillon en 1983, se terminent par le transfert de ce dernier en 2009 rue Jean-Solvain.

Pour imprimer un bulletin de souscription (paiement par chèque).

Informations complémentaires

Dimensions 240 × 165 mm