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Vorey et son couvent de Bénédictines

Auteur : Louis BALME

Résumé de l’article :
Petite bourgade sur la rive gauche de la Loire, Vorey se vit chef-lieu de canton par la suppression des cantons de Roche-en-Régnier et de Rosières trop hâtivement créés par l’administration Révolutionnaire. Elle devint ainsi le centre des relations d’affaire de la circonscription : on construisit la mairie, l’école, la justice de paix, on fit paver les rues et on édifia une nouvelle église. La route nationale rectifiée, une voie ferrée vint améliorer les communications avec Le Puy et Saint-Etienne. Le couvent de Bénédictines n’a pas survécu à la tempête qui emporta l’Ancien Régime ; il n’en reste plus de trace et sur son emplacement s’élève aujourd’hui la mairie. Peut-être fondé par des religieuses expulsées de Chamalières au Xe siècle, le prieuré est richement doté dès le XIIIe siècle et l’on voit ses prieures rendre hommage à l’évêque du Puy ainsi qu’aux seigneurs voisins de Roche-en-Régnier. – Texte de l’hommage rendu au seigneur de Roche par noble Pierre de Vergezac, procureur de dame Aymone de Vergezac, prieure de Vorey (1376). Celle-ci reconnait tenir en franc-fief les villas et mas de Vermoyal, de Leyssac, de Montpeyroux, de Jussac, du Chambon, du Chambonnet, de Flaceleyres, de La Bastide, de Changeac, sa terre de Roche Liotard, excepté le garay de Nant.