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Les Cahiers de la Haute-Loire 2018 en préparation

Les Cahiers de la Haute-Loire 2018

Mis en ligne le 8 août 2018

Ici, pour le commander en ligne…

Ce numéro de 308 pages est très varié et richement illustré. Son sommaire est le suivant :

Martin de Framond, « André Crémillieux, le vent du large »

Nécrologie  d’André Crémillieux (2 p.)

Christian de Seauve, «François-Hubert Forestier »

Nécrologie de François-Hubert Forestier (2 p.)

Christian de Seauve, «Hubert Collin »

Nécrologie d’Hubert Collin (2 p.)

Laurent Cizeron, « Les Dominicains du Puy-en-Velay, XIIIe-XVe siècles, nouvelles notes historiques»

L’auteur complète l’article de Jean-Donatien Lesvesque paru dans les Cahiers de la Haute-Loire de 1982. Sont approfondis la fondation du couvent du Puy-en-Velay au début de l’Ordre, ses constructions successives et son fonctionnement y compris son hôpital qui reçoit les pèlerins de Saint-Jacques. Les modalités de la prédication et de la direction spirituelle sont développées, notamment à travers la mission de saint Vincent Ferrier au Puy-en-Velay. (35 p.)

Sylvain Bruand, « Une introduction au Velay médiéval : la comptabilité des évêques du Puy (1343-1435) »

L’analyse des registres de comptabilité des évêques du Puy-en-Velay, puissance seigneuriale en tant que comte du Velay révèle une administration féodale scrupuleuse, attentive et parfaitement organisée. La personnalité et la typologie des receveurs montrent une évolution vers une cléricalisation de la fonction. Suit la chronologie des évêques de cette époque dont certains terminent à la cour des papes à Avignon. (39 p.)

Martin de Framond, « Pierre Champion et ses dessins, 1390, portraits au Puy au temps du Grand Schisme »

L’un des registres étudiés dans l’article précédent comporte des dessins ornant des lettres capitales. Simples ornements, dessins d’animaux, croquis anthropomorphes, mais aussi deux portraits de personnages identifiés, œuvres du rédacteur du registre. (17 p.)

Christian Maillebouis, « La conférence religieuse du Pont-de-Mars (Le Chambon-sur-Lignon) en août 1624 »

L’édit de Nantes ouvre une période de controverses religieuses pacifiques. L’auteur met à jour une conférence de controverse non répertoriée, tenue aux confins du Velay et du Vivarais. Les protagonistes sont présentés. Cet article permet de retrouver les deux comptes rendus de cette conférence, l’un catholique, l’autre protestant. Ils sont désormais accessibles en ligne. (51 p.)

Nicole Chambonnet, « Le tableau miraculeux de Notre-Dame d’Araules »

La piété populaire vénère à Araules, aux confins des Velay catholique et protestant, un « tableau miraculeux », considéré localement comme une représentation de la Vierge en costume d’abbesse avec à ses pieds Louis XIV enfant. Les recherches dévoilent qu’il s’agit en réalité d’un montage de deux gravures, l’une de la Vierge de Tolède, l’autre du roi Charles II d’Espagne. L’auteur envisage diverses hypothèses pour expliquer la présence de ces gravures à Araules. (27 p.)

René Bore, « Le Velay en lutte contre la propagation de la peste (1721-1722) »

L’arrivée de la peste à Marseille le 25 mai 1720 déclenche une mobilisation générale orchestrée par les États de Languedoc pour éviter la propagation de l’épidémie. Trois cordons sanitaires (ou lignes) successifs sont mis en place. Le détail de la mise en place de la ligne vellave est donné, emplacements, points de passage, modalités de surveillance. Tous les aspects logistiques et financiers sont précisés. Le Velay sera finalement préservé. (31 p.)

Jacques de Seauve, « Les incidents des reinages en 1784 à Champagnac-le-Vieux »

L’ivrognerie aidant, des énergumènes défient la mise aux enchères des reinages de Champagnac. Cet incident permet de revenir sur les modalités de cette coutume dont la bravade est un moment-clé. (9 p.)

Philippe Vacher, « Vacher-Frères, XVIIIe-XIXe siècle, âge d’or de la dentelle à la main »

La première partie de la saga industrielle et familiale de fabricants de dentelles, depuis le modeste départ à Saint-Maurice-de-Lignon sous l’Ancien Régime jusqu’au Puy-en-Velay à l’orée du XXe siècle, est consacrée à l’âge d’or de la dentelle à la main. Où l’on voit l’extension progressive de la zone de chalandise dans toute l’Europe, chaque membre de la famille étant employé au mieux de ses compétences. (27 p.)

Richard Crespy, « Les liens entre Châtillon-sur-Seine et Le Puy-en-Velay lors de la deuxième guerre mondiale, une histoire oubliée »

Souvenir oublié, Châtillon-sur-Seine, ville terriblement bombardée par les Allemands le 15 juin 1940 est « adoptée » par Le Puy qui accueille à l’été 1943 plus de 80 enfants de Châtillon pour un séjour vellave réconfortant. La reconnaissance de Châtillon-sur-Seine vis-à-vis de sa marraine est toujours vivace. (23 p.)

Gérard Bollon, « Paul Ricœur (1913-2005), un philosophe dans la Montagne vellave »

(fonds Paul Ricœur)

De retour de captivité, en 1945, Paul Ricœur s’installe au Chambon-sur-Lignon où il enseigna pendant trois années à l’École Nouvelle Cévenole. Son enseignement marqua durablement les mémoires du Plateau. Lui-même garda un vif souvenir de ses années d’expérimentation pédagogique dans un cadre préservé. (17 p.)

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André Crémillieux (1937-2018)

André Crémillieux (1937-2018)

Mis en ligne le 21 avril 2018

Cliché L’Eveil de la Haute-Loire

« Loyal, fidèle et sincère » en amitié ; « savant, rigoureux et honnête » dans la recherche historique, c’est ainsi que je qualifie la base des relations avec André Crémillieux depuis son intégration dans l’équipe des Cahiers de la Haute-Loire en 1977. Son entrée aux CHL témoigne de l’esprit d’ouverture d’Auguste Rivet qui l’avait parrainé. Gérard Bollon qui nous rejoint l’année suivante n’a pas oublié l’accueil chaleureux qu’il lui avait réservé.

Moi-même, avec André, nous partagions la même éducation laïque qui fait, malgré nos divergences religieuses ou politiques, que nous nous entendions à demi-mot comme larrons en foire. Pourtant, quelqu’un avait-il cherché à nous brouiller au sujet de son étude La sirène dans les chapiteaux roman, Velay en 1998 ? Lors d’une visite au Monastier, il m’avait raccompagné à la voiture, et quelques jours après, il m’avait reproché mon chapeau, sans doute instrument nécessaire, à ma dignité. Si le mystère demeure, de cette étude de la sirène à deux queues restera la consigne judicieuse de lier l’analyse de ces chapiteaux à celle de ceux qui les environnent.

Je ne suis certes pas compétent pour juger ses remarquables études concernant les périodes antérieures à l’écriture mais j’ai conservé l’ouvrage collectif (1993) sur les statues de l’Île de Pâques où des savants de renommée internationale lui avaient demandé sa contribution sur le petit outillage en obsidienne. Quant aux Cahiers de la Haute-Loire, ses études, pour n’en citer que quelques-unes sur ses quatorze contributions, sur La Baume-d’Arlempdes, les pierres à venin, les plioirs à dentelles, l’herbier, où l’ethnologie rejoint les arts et traditions populaires, serviront longtemps de références. Je conserve le souvenir du regard affectueux qu’il portait aux béates (qu’entre-nous nous appelions les roubiaques). Dans le livre collectif d’Auguste Rivet, Philippe Moret et Pierre Burger : Voyage au pays des béates, André avait traité avec délicatesse et respect les béates dans leur environnement. Un domaine qu’il connaissait pour avoir inventorié le contenu de ces assemblées chaffriennes et même fait classer les éléments les plus remarquables.

Il était, sans parti pris, fin et respectueux dans ses analyses et ses corrections avec un sens de l’humour qui l’emportait.

Éclectique, il savait aussi livrer sa plume à la fantaisie comme dans la biographie romancée d’un original du Monastier Baptiste Eymard puis dans un roman La Dédorure. Dans un style plus proche de celui d’Anatole France que celui de Voltaire.

André ne courait pas après les honneurs. Cependant, nous n’avions pas apprécié sa mise à l’écart au musée du Monastier dont il fut l’inventeur et qui, pour partie, fut aussi l’œuvre de sa vie.

L’Éveil de la Haute-Loire sur son site a développé un portrait d’André plus complet que celui qu’il a publié dans son journal qui soulignait qu’il fut d’abord un homme de terrain.

                       Christian de Seauve

Liste des articles d’André Crémillieux dans la revue Les Cahiers de la Haute-Loire

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Conférence de François Boulet, samedi 21 avril 2018 au Chambon-sur-Lignon

Conférence de François Boulet, samedi 21 avril 2018 au Chambon-sur-Lignon

François Boulet, membre de l’association des Cahiers de la Haute-Loire donnera le samedi 21 avril au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), à 18 heures au Lieu de Mémoire, une conférence sur un grand résistant de la Montagne-refuge du Chambon-sur-Lignon-Le Mazet-Saint-Voy-Les Vastres-Fay-sur-Lignon : Pierre Piton (1942-1943), de la Montagne-refuge à la Montagne-maquis.