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Cahiers 2021


Les Cahiers 2021 sont parus

Mise à jour 16 septembre 2021

Le numéro 2021 de notre revue est paru. Son prix est de 30 € + 5,50 € de port , soit 35,50 €.

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Voici le sommaire de ce nouveau numéro de 304 pages, toujours aussi richement illustré :

  • Eugène Bonifay, « Le lac du Bouchet, sa géologie, son histoire depuis 600 000 ans » : L’auteur, s’appuyant en partie sur les travaux (carottages, analyses sédimentaires des études Géomaars et Euromaars, nous décrit l’histoire du lac de maar du Bouchet,de son apparition, il y a 600 000 ans, jusqu’à nos jours. À la lumière d’une chronologie des grands changements climatiques, il retrace les principales évolutions naturelles connues par le lac au niveau géologique, topographique et biologique (faune et flore). Au-delà, cette étude permet de découvrir l’histoire des climats du Velay, sa géologie fortement conditionnée par le volcanisme et son occupation par le monde du vivant. (59 p.)
  • Pierre-Éric Poble, « Les origines médiévales d’Aurec-sur-Loire. La charte dite de “fondation du prieuré d’Aurec”, une histoire de faussaires ? » : Revenant sur la charte dite « de la fondation du prieuré d’Aurec » sur laquelle les érudits s’appuient pour faire remonter la fondation d’Aurec-sur-Loire à 1030, l’auteur démontre qu’il s’agit en réalité d’un acte de faussaire retranscrit à partir d’une véritable charte qui concernerait, non pas Aurec-sur- Loire, mais à un lieu géographique aujourd’hui situé sur la commune de Rozier-Côtes-d’Aurec (Loire). Les origines historiques d’Aurec-sur-Loire se trouvent remises en question et seront rectifiées dans un futur article. (31 p.)
  • Antoine Meissonnier, « Le paréage du Puy (1305-1307), un élément de la politique méridionale de Philippe le Bel » : L’auteur étudie la conclusion en 1305-1307 du paréage du Puy entre le pouvoir royal, aux mains de  Philippe le Bel, et l’évêque du Puy, Jean de Comines. Ce contrat officialise les modalités de la coseigneurie des deux autorités sur la ville. Des éléments de contextualisation, une étude du contenu et des comparaisons systématiques avec le paréage de Mende permettent d’éclairer l’atmosphère singulière entourant la signature du paréage du Puy et, finalement d’en mesurer la portée éminemment politique. (21 p.)
  • Gilles Banderier, « Une mystificatrice au Puy-en-Velay (1743) ? » : En 1743, Judith Lombard, soi-disant fille unique d’un négociant juif de Bâle, souhaite obtenir au Puy le sacrement du baptême et, de fait, se convertir à la religion  catholique. Prenant des précautions, le chanoine Martin adresse une lettre au prince-évêque de Bâle, Jacques-Sigismond de Reinach-Steinbrunn, afin de vérifier la véracité de ses dires. Après la réponse de ce dernier, Judith Lombard se révèle être un étrange personnage dont on ne sait finalement que peu de choses si ce n’est qu’elle est certainement douée d’un penchant pour la mystification. (5 p.)
  • Christian Corvisier, « Le grand clocher de la cathédrale du Puy, archéologie et histoire des restaurations »  : Dans la suite de son article de 1993 sur la cathédrale, l’auteur revient sur l’archéologie du bâti de son grand clocher, jamais décrit en détail depuis Viollet-le-Duc. En s’appuyant sur l’analyse architecturale, l’auteur met en évidence une construction du clocher-porche au XIIe siècle en deux grandes campagnes. Suivent les  restaurations successives, dont celle de 1884-1889, conduite par l’architecte Victor Petitgrand, qui aurait démoli et reconstruit le clocher presque intégralement. L’auteur nous démontre, preuves architecturales et  archivistiques à l’appui, que cette assertion est le résultat de mauvaises interprétations. (59 p.)
      Le clocher de la cathédrale vu par Viollet-le-Duc
  • Didier Perre, « Chroniques musicales de Berbezit » : Petite commune d’altitude dans l’ancien canton de La Chaise-Dieu, Berbezit a subi de plein fouet l’exode rural. Au début du XXe siècle une intense activité musicale  populaire régnait dans cette commune, comme dans ce secteur. À partir d’enquêtes de terrain, l’auteur décrit en détail les nombreuses occasions de jeu, la place de la musique dans ce milieu paysan et dresse un inventaire des joueurs d’accordéon, violon ou cabrette du secteur. La disparition très rapide, après la seconde guerre mondiale, de ce monde musical est à la fois un des symptômes et une des conséquences de la fin de cette société rurale. (57 p.)
  • Colette Rouchouse & Bernard Chouvier, « Alix de Lachapelle d’Apchier (1871-1954), une conteuse brivadoise et son œuvre » : Dans un premier temps, une biographie permet de situer Alix de Lachapelle d’Apchier dans un contexte familial et local (Vergongheon). Puis, vient une analyse du style narratif utilisé par cette contemporaine d’Henri Pourrat, dont une qualité est de retranscrire le parler régional. Cette écriture est symptomatique de l’univers du conte merveilleux. Une analyse comparative entre des œuvres d’Alix de Lachapelle d’Apchier et celles de conteurs européens (les frères Grimm, Alexandre Afanassiev…) vient étayer le propos. Une  bibliographie complète cette étude. (29 p.)
  • Bernard Gauthier, « Le mouvement Emmaüs au Puy-en-Velay, une histoire de rencontres » : L’auteur, premier président de l’association Emmaüs au Puy-en-Velay, témoigne des débuts au Puy de l’organisation non gouvernementale créée par l’abbé Pierre. Son récit porte sur le contexte ayant entraîné l’émergence du mouvement, d’abord à l’échelle nationale, ensuite à l’échelle locale, avec notamment l’épopée de la « grande ramasse » de l’été 1980. Il évoque les appuis politiques, administratifs, et les petites mains dans leurs tâches journalières. Les grandes actions menées par l’association au Puy depuis sa création en 1981 : création du Bric-à-brac, ouverture d’un accueil de nuit dans la rue du Bouillon en 1983, se terminent par le transfert de ce dernier en 2009 rue Jean-Solvain. (21 p.)

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Tambours


Tambours, théâtre et Te Deum

Pour une socio-économie de la musique à l’âge des Lumières

Publié le 4 mars 2021

Georges Escoffier, auteur régulier des Cahiers de la Haute-Loire, publie aux Classiques Garnier cet ouvrage magistral concernant la musique au Puy-en-Velay à la fin de l’Ancien Régime. L’auteur d’abord situe Le Puy dans son cadre géographique, économique et politique, hors de l’influence directe de Paris, comme une ville moyenne d’entrepôt et de marché important malgré son enclavement. C’est la première fois qu’un historien se penche sur la vie de notre ville au XVIIIe siècle. Certes Jean Merley l’avait esquissée mais en préface à la période suivante. L’auteur dresse un portrait novateur de l’économie et de la situation politique entre le pouvoir de l’évêque, des consuls, et celui des militaires. Le lecteur partira à la découverte de la diversité des pratiques sonores des plus humbles au plus prestigieuses. Il suivra les pénitents dans leur procession entre plain-chant et faux bourdon. La tribu des Roqueplan au tambour ou à la trompette l’attirera. Il distinguera la musique savante de la musique populaire : dans le premier cas le violoniste est assis, dans le deuxième il est debout. Une marée sonore à laquelle s’ajoute la résonance des fers des chevaux. Suivent les troupes de théâtres, saltimbanques et autres gens de « cette espèce ». Les consuls veillent à la morale des comédiens, alors que le public réclame de jolies actrices et chanteuses ! En 1770, la construction d’une salle de spectacles témoigne du dynamisme culturel de la cité.

Une fresque éblouissante évoque la musique à la cathédrale. La cathédrale se révèle d’emblée à l’étude comme un centre de création musicale original. D’autres cathédrales sont citées pour complément ou comparaison. À la base du corps de musique la maîtrise est formée d’enfants de chœur. Ils entrent définitivement dés l’âge de 10 ans, membres à vie pour une carrière assurée. Ils sont sous la surveillance étroite et paternaliste du chapitre des chanoines. Sur le plan économique un système d’origine monastique, héritier du haut Moyen Âge autour de l’université Saint-Mayol, fait vivre 90 personnes : chanoines, choriers, bas-chœur, enfants de chœur dans un rapport de dépendance et de réciprocité. Georges Escoffier, dans l’intimité de la maîtrise, jette un regard humain sur les soins apportés, à la place des parents, aux enfants de chœur dans cette maîtrise encadrée par les maîtres de musique et de grammaire. Ce corps de musique intervient aussi hors de l’édifice avec des gratifications supplémentaires. Des réseaux facilitent le recrutement d’organistes parfois salariés, pas seulement pour jouer des œuvres existantes, mais pour créer des musiques et apprendre la composition aux enfants.

Cet ouvrage pluridisciplinaire, malgré des sources d’archives incomplètes, traite la sociologie dans l’étude d’attitudes multiséculaires et des affrontements permanents qui prennent plus d’ampleur avec l’évolution de la société. Il explore l’économie dans la recherche détaillée des moyens de vivre de l’institution. Enfin la musicologie valorise les œuvres jouées et en partie conservées au Puy, les carrières des maîtres de musique et organistes , les instruments. Souhaitons que les chorales de la Haute-Loire aient à cœur de chanter ces œuvres ainsi que les noëls bilingues du XVIIe siècle de Natalis Cordat.

Christian de Seauve, Président des Cahiers de la Haute-Loire

Nous ne commercialisons pas cet ouvrage disponible aux Éditions Garnier

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Les Cahiers de la Haute-Loire 2020

 


Les Cahiers de la Haute-Loire 2020

Mis à jour le 2 septembre 2020

Le numéro 2020 de notre revue est paru en juillet, 304 pages entièrement en couleurs.

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Son sommaire est riche et varié :

  • Jean-Pierre Bernard, « Des vicomtes de Velay et d’Auvergne aux Polignac, questions sur les origines d’une lignée féodale. La réalité des chartes » (31 p.) : À la lumière des plus anciennes chartes, l’auteur réexamine les différentes hypothèses sur les origines des Polignac vers le IXe siècle et en propose une nouvelle interprétation. Il décrit comment, depuis l’Auvergne, cette lignée s’installe en Velay pour y dominer jusqu’à la Révolution. Cartographie et tableaux généalogiques confortent le propos.

  • René Bore, « Un problème de pâturage entre les habitants de Maméas et de Fespescle au XVe siècle » (15 p.): Par un accord de 1414, renouvelé en 1491, les deux communautés villageoises de Maméas (Céaux-d’Allègre) et Fespecle (Vernassal), la première, auvergnate, la seconde, vellave, autorisent des droits de pâture réciproques. Cet accord est contesté par leurs seigneurs respectifs, les Allègre et les Polignac, les premiers d’Auvergne et les seconds du Velay.

  • Michel Engles, « Les prix-faits, fin Renaissance, au Puy-en-Velay » (13 p.) : À partir d’un document prévoyant l’agrandissement d’une maison rue Pannessac, on découvre la densification du bâti ponot à la Renaissance par l’adjonction, sur l’arrière des maisons, de bâtiments avec tourelle d’escalier à vis, reliés au bâtiment sur rue par des galeries voûtées, le tout délimitant une cour intérieure à ciel ouvert.

  • Jean Mourier, « Le domaine de La Boriette, ses propriétaires et sa gestion (XVIe-XXe siècles) » (23 p.) : La propriété de La Boriette, sur le coteau de Chausson, en vue directe sur la ville du Puy est un bel exemple de domaine agricole évoluant progressivement depuis le XVIe siècle vers une villégiature d’agrément, jusqu’à devenir au XXe siècle la résidence d’un industriel ponot. Actes de ventes et baux agricoles permettent d’identifier propriétaires successifs et fermiers, ainsi que les productions du domaine. On assiste à l’ascension sociale des quatre familles qui s’y succèdent : Orvy, Chausse, Exbrayat et Hedde, imbriquées dans l’histoire du Puy.

  • Georges Escoffier, « L’énigme du sieur Choncq : un organiste allemand au Puy-en-Velay à la veille de la Révolution » (13 p.) : Le dernier organiste employé par le chapitre de la cathédrale du Puy-en-Velay, de 1787 à 1791, était allemand, venant de Mannheim après un passage à la cathédrale de Valence (Drôme). De l’avis du chapitre, il remplit mal ses obligations pédagogiques. Ses conditions d’arrivée en France, comme sa fin de vie demeurent obscures.

  • Reginald Henry, « De Jemmapes à l’exil, le général de Banne (1744-1811) » (43 p.) : Données nouvelles à partir d’archives familiales, complétées par des recherches. Louis-Régis de Boissy de Banne, naît à la maison forte de Maisonnette commune de Montregard. Orphelin de père très jeune, il rejoint à 15 ans le régiment des Gardes-Lorraine. La Révolution lui permet une promotion depuis longtemps espérée, mais il choisit le parti de Dumouriez. Exilé en Autriche à Temeswar, il est nommé général-major des armées autrichiennes et vit une étrange quasi-réclusion jusqu’en 1801. La fin tragique de son fils unique, tué dans l’armée d’Italie en 1807, le laisse sans postérité.

  • Bernard Galland, « À propos de deux Vierges noires : Notre-Dame des Reymonds et Madame Tholance » (65 p.): La très ancienne Vierge noire miraculeuse du Puy, brûlée à la Révolution, fut remplacée à la restauration du culte à la cathédrale par une copie, dite Madame Tholance, réalisée par le sculpteur du même nom. Celle-ci disparaît vers 1850, lui succède alors une Vierge noire au manteau provenant de l’ancien couvent Saint-Maurice du Refuge. Peu avant, en 1846, les abbés Péala, éminents ecclésiastiques ponots, acquièrent un statue, soi-disant copie fidèle de la statue détruite, pour leur domaine familial des Reymonds à Tence. Celle-ci est maintenant conservée à la chapelle des Pénitents de cette commune. Une enquête minutieuse et un détail ignoré, la date, amènent l’auteur à formuler une hypothèse surprenante sur son identification soigneusement cachée par les Péala. Embarras des milieux catholiques du Velay, au milieu du XIXe siècle, devant les vestiges de la Révolution.

  • Camille Fabre, « Jérôme Labretoigne, marchand à Saugues dans la première moitié du XIXe siècle » (27 p.) : Jérôme Labretoigne débute son activité professionnelle comme tailleur d’habit, en même temps que la Révolution bouscule l’ordre établi. Progressivement, il s’adapte à la spectaculaire évolution économique du XIXe siècle, devenant commerçant puis découvrant l’économie capitaliste et comment faire fortune en prêtant de l’argent.

  • Antoine Rahon, « Bibliographie de la Grande Guerre en Haute-Loire » (57 p.) : Le centenaire de la Grande Guerre a entraîné une floraison de publications de toutes sortes, depuis la publication d’humbles témoignages jusqu’à des études d’ampleur. Cette fièvre mémorielle passée, il est temps de recenser les publications, même si en ce domaine l’exhaustivité est illusoire.

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Complaintes huguenots


Vient de paraître

Modifié le 5 novembre 2019

Christian Maillebouis & Didier Perre

Complaintes des huguenots en Velay

Mazet-Saint-Voy, 1776-1838

Le plus important ensemble de complaintes huguenotes jamais publié… pour la première fois avec notations musicales

 

Préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales

     Cet ouvrage publie un ensemble de 39 complaintes protestantes issues de trois sources dont la plus importante (34 pièces) est la plus ancienne (1776) : 17 sont totalement inédites. Ces trois cahiers notés par des protestants de Mazet-Saint-Voy constituent le plus important corpus de complaintes huguenotes jamais édité en France. Grâce aux mentions d’airs (timbres) que portent certaines de ces notations, des restitutions de mélodies sont proposées pour 16 de ces textes, ce qui n’avait jamais été fait pour une telle publication.

    Ces chansons, certaines émouvantes, évoquent la vie au Désert, le retour d’exil qui conduit au martyr, les trahisons et la persécution d’un peuple. Elles constituaient la mémoire vive des protestants de la Montagne.

    Le contexte de la découverte de ces documents et la situation du Velay protestant vers 1770 sont largement développés. Un texte d’un des manuscrits notant l’ensemble des foires du secteur de Fay-sur-Lignon en 1786 donne enfin une vision des échanges commerciaux dans le haut-Velay oriental.

Christian Maillebouis est l’auteur de livres et contributions sur l’histoire des protestants du Velay.

Didier Perre a publié nombre d’articles et d’ouvrages sur les pratiques musicales et vocales populaires en Haute-Loire.

Un ouvrage de 296 p., entièrement en couleurs, format 24 x 16,5 cm, parution novembre 2019, prix public 29 €

ISBN : 978-2-9549851-2-1                                    Pour commander l’ouvrage

Écoutez la présentation de ce livre par Didier Perre sur la radio Fréquence protestante le 8 mars 2020, dans l’émission Cantabile de Marc Portehaut :

 

Publié avec l’aide de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Agence des Musiques des Territoires d’Auvergne

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La lentille verte


Vient de paraître

Mis en ligne le 10 juin 2019

Jean Bost & Jean-René Mestre,
La lentille verte du Puy, quelle culture !

Préface de Jean-Louis Bernard, président de l’Académie d’agriculture de France

Avant-propos de Martin de Framond, directeur des Archives départementales de la Haute-Loire

Premier légume à bénéficier d’une appellation d’origine protégée, la lentille verte du Puy tire ses caractéristiques gustatives et alimentaires de conditions climatiques et culturales bien particulières faisant d’elle la Reine des lentilles.

Cuisiné par les meilleurs spécialistes du caviar vert de Haute-Loire, cet ouvrage révèle la petite et la grande Histoire de ce légume sec, présent dès l’Antiquité en Velay, et fruit d’un savoir-faire reconnu et fièrement traditionnel.

Toute la mobilisation aboutissant à sa protection et sa valorisation actuelles, l’organisation de la production et du négoce, sans oublier une analyse détaillée de ce qui fait son goût et son cru  sont largement décrites et illustrées.

Un ouvrage de 158 pages, format 26 x 26 cm, richement illustré, sortie prévue en juin 2019, prix public : 26 €

Jean Bost : conseiller agricole de la filière lentille verte du Puy depuis 1965, soit plus de 50 ans. Organisateur de la journée nationale lentilles verte du Puy en 1977. Cheville ouvrière dès 1991 de l’Appellation d’Origine Contrôlée « lentille verte du Puy ». Initiateur-fondateur de la « Verte confrérie de la lentille du Puy », co-auteur de 100 ans d’agriculture en Haute-Loire 1900-2000 (Éd. Chambre d’agriculture de la Haute-Loire, 2000).

Jean-René Mestre : docteur en pharmacie (diplômé de phytopharmacie), expert en nutrition (responsable pédagogique du diplôme universitaire de nutraceutiques, alicaments et aliments-santé à la faculté de Médecine de Dijon), auteur d’une thèse sur la lentille verte du Puy (1987) et de nombreux livres et publications scientifiques et historiques.

Avec la collaboration d’Hervé Quesnel, linguiste, pour les termes occitans.

Le seul ouvrage de fond disponible sur l’histoire de la lentille verte du Puy

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Article de présentation dans l’Éveil de la Haute-Loire

Analyse de l’ouvrage par l’Académie d’agriculture de France

ISBN : 978-2-9549851-1-4

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Notes et croquis


Toujours disponible…

Claude Perron, Notes et croquis pour servir à la réhabilitation des quartiers anciens de la ville du Puy

Ouvrage de Claude Perron, architecte qui fut la cheville ouvrière du plan de sauvegarde du Puy-en-Velay. Plus de 220 croquis et plans avec coupe et échelle permettent à l’artisan de réaliser la restauration et aux amateurs d’art d’approfondir leur connaissance des villes anciennes : détails de maçonnerie, charpente, menuiserie, ferronnerie qui font le bâti de la vieille ville du Puy. 126 pages dont 60 planches de dessins de façades, portes, volets et petits bois, etc. Un véritable manuel pour l’artisan comme pour l’architecte ou le propriétaire de maison ancienne pour rénover dans le respect de l’histoire. Les références rigoureuses facilitent la découverte à l’amateur des 35 hectares de la vieille ville.
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André Crémillieux (1937-2018)

André Crémillieux (1937-2018)

Mis en ligne le 21 avril 2018

Cliché L’Eveil de la Haute-Loire

« Loyal, fidèle et sincère » en amitié ; « savant, rigoureux et honnête » dans la recherche historique, c’est ainsi que je qualifie la base des relations avec André Crémillieux depuis son intégration dans l’équipe des Cahiers de la Haute-Loire en 1977. Son entrée aux CHL témoigne de l’esprit d’ouverture d’Auguste Rivet qui l’avait parrainé. Gérard Bollon qui nous rejoint l’année suivante n’a pas oublié l’accueil chaleureux qu’il lui avait réservé.

Moi-même, avec André, nous partagions la même éducation laïque qui fait, malgré nos divergences religieuses ou politiques, que nous nous entendions à demi-mot comme larrons en foire. Pourtant, quelqu’un avait-il cherché à nous brouiller au sujet de son étude La sirène dans les chapiteaux roman, Velay en 1998 ? Lors d’une visite au Monastier, il m’avait raccompagné à la voiture, et quelques jours après, il m’avait reproché mon chapeau, sans doute instrument nécessaire, à ma dignité. Si le mystère demeure, de cette étude de la sirène à deux queues restera la consigne judicieuse de lier l’analyse de ces chapiteaux à celle de ceux qui les environnent.

Je ne suis certes pas compétent pour juger ses remarquables études concernant les périodes antérieures à l’écriture mais j’ai conservé l’ouvrage collectif (1993) sur les statues de l’Île de Pâques où des savants de renommée internationale lui avaient demandé sa contribution sur le petit outillage en obsidienne. Quant aux Cahiers de la Haute-Loire, ses études, pour n’en citer que quelques-unes sur ses quatorze contributions, sur La Baume-d’Arlempdes, les pierres à venin, les plioirs à dentelles, l’herbier, où l’ethnologie rejoint les arts et traditions populaires, serviront longtemps de références. Je conserve le souvenir du regard affectueux qu’il portait aux béates (qu’entre-nous nous appelions les roubiaques). Dans le livre collectif d’Auguste Rivet, Philippe Moret et Pierre Burger : Voyage au pays des béates, André avait traité avec délicatesse et respect les béates dans leur environnement. Un domaine qu’il connaissait pour avoir inventorié le contenu de ces assemblées chaffriennes et même fait classer les éléments les plus remarquables.

Il était, sans parti pris, fin et respectueux dans ses analyses et ses corrections avec un sens de l’humour qui l’emportait.

Éclectique, il savait aussi livrer sa plume à la fantaisie comme dans la biographie romancée d’un original du Monastier Baptiste Eymard puis dans un roman La Dédorure. Dans un style plus proche de celui d’Anatole France que celui de Voltaire.

André ne courait pas après les honneurs. Cependant, nous n’avions pas apprécié sa mise à l’écart au musée du Monastier dont il fut l’inventeur et qui, pour partie, fut aussi l’œuvre de sa vie.

L’Éveil de la Haute-Loire sur son site a développé un portrait d’André plus complet que celui qu’il a publié dans son journal qui soulignait qu’il fut d’abord un homme de terrain.

                       Christian de Seauve

Liste des articles d’André Crémillieux dans la revue Les Cahiers de la Haute-Loire

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Conférence de François Boulet, samedi 21 avril 2018 au Chambon-sur-Lignon

Conférence de François Boulet, samedi 21 avril 2018 au Chambon-sur-Lignon

François Boulet, membre de l’association des Cahiers de la Haute-Loire donnera le samedi 21 avril au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), à 18 heures au Lieu de Mémoire, une conférence sur un grand résistant de la Montagne-refuge du Chambon-sur-Lignon-Le Mazet-Saint-Voy-Les Vastres-Fay-sur-Lignon : Pierre Piton (1942-1943), de la Montagne-refuge à la Montagne-maquis.