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Un mot sur l’apostolat de saint Georges

Auteur : Charles ROCHER

Résumé de l’article :
L’apostolicité des églises de France a donné lieu, depuis au moins le XIe siècle, à de nombreuses controverses. Le débat entre les défenseurs des livres liturgiques et ceux qui revendiquent les droits de l’histoire n’a pas épargné l’Eglise du Puy. Inséparable de la légende de saint Georges, premier évêque du Velay, la légende de saint Front de Périgueux présente de telles analogies avec celle de saint Martial de Limoges qu’elle est très tôt remise en question : d’abord par Adémar de Chabanes, moine de l’abbaye de Saint-Cybar en Angoumois, puis par le concile de Limoges qui rassemble évêques et abbés d’Aquitaine le 18 novembre 1031. Parmi les participants, Etienne, évêque du Puy, et Engelric, chanoine de Notre-Dame du Puy. Pas plus que l’évêque de Périgueux, ils ne protestent ni ne répondent lorsque Gérard, abbé de Solignac, après avoir affirmé que la vie de saint Front n’est qu’une récente fabrication, après avoir désigné le faussaire, demande où se trouve le lieu qui aurait vu la résurrection de saint Georges par saint Front… A plusieurs reprises les papes ont prescrit des enquêtes minutieuses sur les croyances populaires et fermé l’accès de la liturgie à un grand nombre de légendes locales. Celle de saint Georges, comme les autres, doit être soumise à la critique sans que cela contriste les esprits religieux.