Cahiers de la Haute-Loire Année 2026

32,00 

Parution juillet 2026
Frais de port : 2 € jusqu’au 10 septembre 2026, 7 € ensuite

Description

Juliette Crouzet, « Le château d’Esplantas, étude architecturale historique » (33 p.)

Le donjon d’Esplantas aujourd’hui

Si le château d’Esplantas a fait l’objet de plusieurs publications, le présent article, très largement illustré, est la synthèse d’une étude patrimoniale architecturale menée en 2022. Sont précisément décrits les différents états du château au cours des siècles. Sa construction par la puissante famille des Mercoeur est replacée dans le contexte géopolitique des XIIe et XIIIe siècle. Le site est essentiel pour le pouvoir royal qui vient de mettre la main sur l’Auvergne. L’architecture d’Esplantas est caractéristique des châteaux stratégiques pour Philippe-Auguste.

Pierre-Éric Poble, « Le château de Monistrol-sur-Loire et ses seigneurs avant la fin du XIIIe siècle » (23 p.)

Érudits et historiens débattent depuis le XIXe siècle de l’emplacement du château de Monistrol avant la construction de celui de l’évêque Jean de Chandorat, lui-même profondément remanié ultérieurement. Une étude fine du parcellaire urbain permet de proposer une localisation pour ce « château vieux », à un emplacement proche mais pas identique à celui de l’actuel château des évêques. L’étude de plusieurs actes montre le passage de ce château dans les possessions des seigneurs de Saint-Didier au cours du XIIIe siècle.

Vincent Surrel, « Les textes occitans anciens du Brivadois » (33 p.)

Peu de textes occitans médiévaux du Brivadois ont été conservés et ils l’ont tous été par des transcriptions d’érudits au XIXe siècle. L’ensemble du corpus est publié, chaque pièce traduite et commentée. Les phénomènes linguistiques sont décrits et analysés. Ces textes concernent Blesle, Brioude, Pébrac, Saint-Julien-des-Chazes, Vieille-Brioude, dans les milieux ecclésiastiques, monastiques ou l’administration du comte de Clermont.

Isabelle Malfant-Masson, « Pierre Bonnet, irréductible curé de Tence (ca. 1629-1700) » (25 p.)

En 1687, le curé de Tence, Pierre Bonnet, se plaint auprès de son évêque  des Jésuites, titulaires du prieuré de Tence, et particulièrement du syndic Estevenot. Au contact de la population réformée, peu après la Révocation (1685), Pierre Bonnet est un curé prosélyte, efficace, mais aussi affairiste et âpre au gain. Où l’on découvre les relations complexes entre un curé qui est perçu comme un concurrent par les Jésuites, en un lieu sensible pour la reconquête catholique.

Georges Escoffier, « Les Sklénard, des musiciens d’origine étrangère au Puy (1780-1860) » (27 p.)

Jean Sklénard, originaire de Prague, trompette au régiment de Bourbon-Cavalerie, s’installe au Puy vers 1780, probablement lors du passage de son régiment dans cette ville. On suit son installation et son intégration progressive à l’activité musicale de la ville, y compris dans des cercles religieux. Il exerce aussi en tant que maître de danse. La famille Sklénard fait souche et diversifie progressivement ses activités professionnelles dans l’artisanat, abandonnant peu à peu tout lien avec la musique ou la danse.

Camille Fabre, « Les Barrande, meuniers, marchands et ingénieurs, de Saugues à Prague, Moscou et Saint- Pétersbourg » (27 p.)

Si Joachim Barrande, le célèbre paléontologue et précepteur du duc d’Aumale est bien connu, on connaît moins ses frères et l’origine de sa famille. L’autrice nous emmène aux origines des Barrande, meuniers au moulin de Barrande, qui d’alliances matrimoniales en ascension sociale migrent d’abord à Saugues, pour y être tisserands, tanneurs et drapiers. La famille s’installe ensuite à Paris sous la protection de l’abbé Joseph Barrande. Les trois frères Barrande auront un remarquable parcours qui les mènera en Russie et en Bohême.

Didier Perre et Charles Pouységur, « Les chants de quêtes de la période de Pâques à Espalem et Blesle. Les revelhets en Auvergne » (35 p.)

Gouache de Charles Homualk

La confrontation de notations de chants de quête de Pâques de l’instituteur d’Espalem, Mathieu Majeune, en 1885, et d’enregistrements réalisés en 1995 permet de mesurer les invariants, les persistances et les pertes de cette pratique que
les auteurs démontrent limitée, pour la Haute-Loire, au Brivadois. Les chants sont npubliés avec leurs partitions et un QR code pour les écouter. En annexe est proposée une cartographie et une statistique de cette coutume sur le territoire de l’Auvergne historique.

Germain Alibert, « Autour d’un carnet de dessins de Florentin Giraud (1781-1864) : le quartier des Carmes au Puy-en-Velay » (29 p.)

Des dessins de Florentin Giraud apportent un éclairage inédit sur ce quartier, son cimetière et son pont. Les crues du Dolaizon rythment les siècles et l’implantation puis le transfert du cimetière marquent les esprits. Transformé au XIXe siècle par l’ouverture de la gare proche, le secteur est largement remanié avec la déviation de la rivière et sa couverture. L’implantation d’immeubles de prestige, comme celui de la Verveine du Velay, l’abandon progressif de la tannerie, métamorphosent un quartier dont l’église des Carmes demeure l’épicentre.

Florentin Giraud, Le pont des Carmes

Marie-France Marcuzzi, « Le pasteur Louis Comte (1857-1926), une vie inventive et féconde » (47 p.)

Le bouillant pasteur Comte, d’origine ardéchoise, s’installe à Saint-Étienne où il mène une vie hyperactive, animant de nombreuses associations philanthropiques, en bousculant quelque peu l’Église réformée stéphanoise. Son grand œuvre est justement l’œuvre des enfants à la Montagne qui amènera des milliers de petits Stéphanois et Stéphanoises au grand air du Plateau protestant vellave. Louis Comte, avec une énergie et une persévérance hors du commun, mènera à bien cette action dont le Plateau garde encore la trace.

Revue publiée grâce au concours de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du Département de la Haute-Loire, du Crédit Mutuel de Brives-Charensac et de nos généreux donateurs et mécènes