La Montagne protestante, 1920-1940

25,0 

Auteur : Christian Maillebouis

  • Olivétan
  • Format : 23,5 cm x 15,5 cm
  • Nombre de pages : 200 pages
  • Année : 2005
  • Frais de port : 5,5 €. Franco en prenant contact avec l’auteur avant commande
  • ISBN : 978-2-9152-4523-3
Collection :

Description

Une petite région de quelques milliers d’habitants sur une dizaine de communes, en limite des départements de la Haute-Loire et de l’Ardèche, est mondialement connue pour ses nombreux actes de sauvegarde des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Mais quelles sont donc les origines de cette solidarité en des temps si troublés ?

Après les traumatismes du premier conflit mondial, un état spirituel particulier, teinté de ce qu’on appelait alors le Christianisme social, s’enracina sur ce Plateau autour du Mazet-Saint-Voy, siège historique des réformées de la Haute-Loire. L’ancrage national de ce mouvement à Saint-Étienne autour du célèbre pasteur L. Comte, puis de son successeur É. Gounelle, a été déterminant dans ce processus. Au début du xxe siècle, Le Mazet-Saint-Voy fut en contact avec ces grands penseurs chrétiens-sociaux et leurs amis (C. Gide, C. Rist, Marg. de Félice, etc.). Les différentes communautés protestantes du Plateau (réformés, darbystes, libristes) reçurent ces messages avec leur propre spécificité.

Mais cette convergence entre discours théoriques engagés, solidarité campagnarde traditionnelle et pensées chrétiennes issues du Réveil fut le substrat à de nombreuses initiatives originales. Entre 1920 et 1940, ces chrétiens-sociaux s’impliqueront dans des réalisations sociales toutes autant exceptionnelles pour l’époque qu’aujourd’hui méconnues : Chevaliers du Prince de la Paix, Asile de vieillards de Bronac, Home de la Croix-Bleue de la Pierre-Plantée, coopératives laitières, UCJG…

Ainsi en 1940, les habitants du Plateau avaient déjà une forte culture commune basée sur les principes portés par ce mouvement : coopératisme, pacifisme, internationalisme, « solidarisme », etc. Par ailleurs, la région était déjà réputée en France pour ces expériences chrétiennes-sociales, attirant ainsi d’autres militants de cette cause et les nouveaux bannis de la société…

« Le livre de C. Maillebouis (…) apporte beaucoup à l’histoire du protestantisme français au xxe siècle. (…) Il me paraît appelé à devenir un ouvrage de référence dont on peut souhaiter qu’il soit imité pour d’autres régions ou d’autres époques. »

Extrait de la préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, titulaire de la chaire Histoire et sociologie des protestantismes. .