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Chomelix-le-bas

Auteur : Jean-Baptiste PAYRARD

Résumé de l’article :
A la fin du XIIe s. Chomelix se compose de deux bourgades distinctes, ayant chacune son château, ses franchises, ses murs, étant l’une et l’autre chef-lieu de mandement. La bourgade voisine de l’église se nomme castrum superius ou altum de Chalmellis, celle située près de l’Arzon se nomme castrum inferius, subterius ou bassum de Chalmellis, ce qui a donné Chomelix-le-haut et Chomelix-le-bas. De 1164 à 1171, ces deux châteaux, qui appartiennent à Pierre, évêque du Puy, sont détruits par les Polignac. Au début du XIIIe s., Chomelix-le-haut passe dans les mains de la famille d’Allègre tandis qu’on trouve Chomelix-le-Bas sous la dépendance des seigneurs de Chalencon. Au terme d’une longue lutte d’influence quant aux limites de l’Auvergne et du Velay, les deux bourgades de Chomelix sont attribuées à l’Auvergne (1321).

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La baronnie de Saint-Germain-Laprade (suite 4)

Auteur : Charles ROCHER

Résumé de l’article :
Attaché à la reine Marie de Médicis dont il est l’aumônier, Mathieu de Morgues suit son parti lorsqu’elle rompt sans retour avec le cardinal de Richelieu. Après la journée des Dupes, la reine-mère s’évade de Compiègne et s’enfuit à Bruxelles. Tous ses partisans sont disgraciés ou exilés. Gaston d’Orléans se réfugie auprès du duc de Lorraine ; Mathieu de Morgues vient se cacher près de son père au château de Saint-Germain. Traqué par les agents de Richelieu il finit pas rejoindre Marie de Médicis à Bruxelles. S’engage alors entre Paris et Bruxelles une guerre de libelles. Transcription d’un pamphlet, intitulé « avis aux absents », daté de 1631 et colporté au Puy par les cardinalistes.

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Un épisode des guerres de la Ligue à Montregard

Auteur : H. FRAISSE (abbé)

Résumé de l’article :
En 1591, le château de Montregard appartient à quatre maîtres, les époux des filles de feu Etienne Faure : Mathieu de Chabanes, mari de Marguerite, Jean de Colomb, mari de Françoise, Charles de Figon, mari de Fleurie, Gilbert de Bannes, mari d’autre Marguerite. Par lettre datée du camp devant Saint-Didier, le 23 août de cette année là, Charles de Savoie, duc de Nemours, confie à Guillaume de Chabanes, frère de Mathieu, la garde de ce château afin de le maintenir dans le parti de la Sainte-Union. Dès septembre, Guillaume de Chabanes l’équipe de tout le nécessaire pour soutenir un siège et établit Pierre d’Allier, de Monistrol, capitaine de la place. Craignant que tout ce déploiement de forces n’attire sur leur château les coups de la guerre civile, et de voir ainsi leur héritage en faire les frais, Jean de Colomb, Charles de Figon et Gilbert de Boissy ourdissent un complot qui leur permet, avec un peu de ruse, beaucoup de menaces, et un peu de chance, de reprendre leur bien sans effusion de sang.

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Gazette et nouvelles à la main

Auteur : Charles ROCHER

Résumé de l’article :
La circulation de l’information depuis l’Antiquité. Historique de l’imprimerie, de la presse, et de la censure. Un exemplaire de la Gazette imprimée au Puy chez Gaspard-Chrétien Clet (26 janvier 1721). Extrait d’une « nouvelle à la main » ayant circulé au Puy en 1663.

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Origines et motifs du pouvoir temporel concédé aux évêques du Puy-en-Velay

Auteur : H. FRAISSE (abbé)

Résumé de l’article :
Les évêques seigneurs du Puy :
La donation, en 919, par Guillaume, comte d’Auvergne et de Velay, de tous ses droits sur le bourg d’Anis semble être la base du pouvoir seigneurial des évêques du Puy. Cette donation est confirmée en 955 par le roi Lothaire. Si le premier motif invoqué pour une donation est l’avantage spirituel des donateurs, le salut de leur âme ou de celles de leurs parents, l’avantage temporel n’est pas négligeable, en donnant une partie de ses biens à l’église du Puy, on place le reste sous sa protection. Autre motif : accroître la liberté et l’indépendance de l’église de Notre-Dame.
Les évêques comtes de Velay :
« La plupart des auteurs qui ont traité de notre histoire locale ne fixent pas d’une manière précise l’époque à laquelle nos prélats devinrent comtes de toute la province de Velay ». Si les comtes de Toulouse, d’Auvergne et de Poitiers ont porté le titre de comte de Velay, il devient peu à peu honorifique, le pouvoir passant progressivement entre les mains des évêques.
Sensible à un contexte où la souveraineté temporelle de l’Eglise est « critiquée », l’auteur, abbé, exprime son désaccord avec F. Mandet qui donne une explication politique aux donations des princes.

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La baronnie de Saint-Germain-Laprade (suite 3)

Auteur : Charles ROCHER

Résumé de l’article :
Le prieuré de Jonzac (ou de Genzac), près de Cussac, était fondé dès le début du XIIe siècle. C’est ce qu’il ressort d’une donation de cinquante sous melgoriens faite vers 1134 au monastère Saint-Pierre du Puy par Guillaume Grasequals. Transcription intégrale de cette charte du fonds Saint-Pierre-le Monastier.

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Gabrielle de Saint-Chamond, XVIIIe abbesse de Clavas

Auteur : Charles ROCHER

Résumé de l’article :
Fille de l’un des plus sanglants acteurs des guerres de religion en Vivarais, Christophe de Saint-Priest, Gabrielle de Saint-Chamond née vers 1547 est d’abord destinée au couvent. Abbesse de Saint-Just-en-Dauphiné en 1571, de Clavas en 1575, elle se voit relevée de ses vœux par le pape Grégoire XIII à la demande de son terrible père qui a vu périr ses autres héritiers. Elle est alors mariée, en 1577, à Jacques Mitte de Chevrières, lui aussi activement mêlé aux luttes religieuses en Forez et Velay. Elle lui donne sept enfants et se distingue par la bonne gestion de sa maison. Elle fonde, entre autres, la maison des Ursulines de Saint-Chamond. A son décès survenu en 1596 son époux lui fait élever un mausolée. Notes sur les familles de Saint-Priest et Mitte. Eléments historiques sur l’abbaye cistercienne de Clavas, dépendant de Mazan.