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Le numéro 2017 des Cahiers de la Haute-Loire


Le numéro 2017 des Cahiers de la Haute-Loire

Mis en ligne le 22 août 2017

La livraison 2017 de notre revue est disponible. Ici, le bulletin de commande 2017. Ce numéro varié de 316 pages est richement illustré en couleur, son sommaire est le suivant :

Christian de Seauve, Pierre Gérentes, André Crémillieux, « Auguste Rivet (1921-2017) »

Christian de Seauve, « Jean Merley (1927-2017) »

Adrien Quéret-Podesta, « Les saints vénérés en Bohême dans le sacramentaire du Puy-en-Velay et leur signification pour l’histoire du manuscrit »

L’auteur revient sur la découverte du sacramentaire du Puy-en-Velay en 2015 (voir Cahiers de la Haute-Loire 2014-2015) et analyse les mentions ultérieures du bas Moyen Âge que porte ce manuscrit du XIe siècle. Il éclaircit la signification de la mention ecclesia Boleslavensis. Cette étude ne permet malheureusement pas d’élucider le parcours du sacramentaire depuis le Velay vers la Bohême (7 p.).

Jean Mourier, « La maison Imbert à Chacornac au XVIIe siècle »

Des documents d’origine familiale du XVIIe siècle nous donnent la filiation de l’exploitation agricole de la famille Imbert. Un inventaire complet et précis, réalisé fin 1648, des bâtiments et de leur contenu : meubles, matériels, animaux, donne une image de ce que pouvait être à cette époque le patrimoine d’une ferme aisée. Un glossaire des termes d’origine occitane complète cette étude (35 p.).

René Bore, « En marge des campagnes militaires de Louis XIV, les muletiers du Velay dans la guerre du Piémont (1693) »

Pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg, Pignerol, possession française en Italie, est assiégée par le duc de Savoie. Le Velay est tenu de fournir de l’avoine au Piémont pour ravitailler les troupes françaises. Une centaine de mulets est réquisitionnée pour convoyer près de 400 quintaux d’avoine. L’étude de la procédure et des comptes de cet approvisionnement permet d’identifier les muletiers et leurs équipages (23 p.).

Jacques Bellut, « Les bâtiments de l’abbaye de La Chaise-Dieu depuis la Révolution »

À partir du manuscrit du chanoine Girard (1860-1946), l’auteur décrit le devenir du patrimoine immobilier de l’abbaye de La Chaise-Dieu au lendemain de la vente des biens nationaux. Le cadastre de l’époque les situe dans le bourg. Les usages de ces immeubles varient au fil du temps jusqu’à leur rachat, leur restauration et leur réinsertion dans le prestigieux ensemble abbatial (31 p.).

Virginie Inguenaud, « Les tableaux déposés par l’État dans les églises et chapelles de la Haute-Loire »

Entre 1828 et 1851, cinquante-et-un tableaux ont été déposés par l’État dans les lieux de cultes de Haute-Loire : copies de peintres célèbres ou originaux. Les parlementaires se font souvent le relais des paroissiens pour obtenir l’attribution d’œuvres d’art. L’inventaire de ces œuvres est dressé par commune, certaines ont depuis disparu. La plupart des tableaux encore présents aujourd’hui sont reproduits en photos signées Bernard Galland (59 p.).

Didier Perre, « Les joueurs de vielle à roue en Haute-Loire (1860-1950) à la lumière des registres des luthiers de Jenzat (Allier) »

 

L’auteur confronte ses propres recherches de terrain aux registres des luthiers de Jenzat (Allier), premier centre de lutherie pour la vielle à roue en France. Plus de cinquante musiciens populaires sont évoqués sur la période considérée. Les conditions de vente et d’expédition des instruments, les professions des musiciens, leur âge, sont analysés. Des photographies et des notations musicales éclairent ce corpus (55 p.).

Claude Débats, « L’éphémère temple protestant du Monteil à Mazeyrat-d’Allier »

Barthélémy Débats, grand-père de l’auteur, fougueux évangélisateur protestant, réussit à implanter le protestantisme à Mazeyrat-d’Allier. Il bâtit un temple au hameau du Monteil. L’article, à partir des archives familiales de l’auteur, dévoile les difficultés de cette entreprise et livre des documents de première main sur ce temple inauguré en 1899 et qui servit au culte moins d’un demi-siècle (11 p.).

Jean Roux, « Morphologie verbale dans le parler occitan de Saugues »

Le parler occitan de Saugues a été étudié en détail par le linguiste Pierre Nauton (1912-1970). Pourtant, la morphologie du verbe mérite d’être précisée. L’auteur montre sa variabilité en fonction des différentes localités du secteur et met en évidence la limite linguistique que représente la Margeride. En particulier, des phénomènes de régularisation et de simplification des verbes sont analysés (43 p.).

Bernard Lonjon, « Louis Amargier et Robert Sabatier, une amitié saugaine »

Autour de la forte personnalité de Robert Sabatier, de l’Académie Goncourt, le bouillonnement littéraire et poétique du Paris d’après-guerre se révèle dans cette correspondance familière entre ces poètes, tous deux originaires de Saugues mais « émigrés » à Paris, dans un monde foisonnant d’auteurs nationaux et régionalistes, de critiques ou d’artistes liés à l’édition comme à la radio (25 p.).

 

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Auguste Rivet, membre fondateur des Cahiers de la Haute-Loire (1921-2017)


Auguste Rivet, membre fondateur des Cahiers de la Haute-Loire (1921-2017)

Mis en ligne le 9 février 2017

Cl. L’Eveil de la Haute-Loire

Auguste Rivet s’en est allé en cette fin du mois de janvier 2017, à l’âge de 96 ans. Né en 1921, après des études au petit séminaire de La Chartreuse puis à la faculté des lettres de Lyon, il était revenu dans sa ville natale enseigner l’histoire au lycée Charles et Adrien Dupuy. À l’âge de 41 ans, il participait en décembre 1964 à la fondation des Cahiers de la Haute-Loire lors de la rencontre de personnalités, comme Hubert Collin, archiviste du département, André Alalain, président du conseil d’administration de L’Éveil, avec entre autres les chanoines Auguste Fayard et Joseph Ploton ainsi que deux professeurs du lycée : Roger Gounot, conservateur du musée Crozatier et Jean Merley. Auguste Rivet en fut, pour partie, la cheville ouvrière avec l’art de regrouper des tempéraments contraires et complémentaires dans la recherche d’un but commun 1.

Au moins trois facteurs sont à l’origine de la création des Cahiers de la Haute-Loire, qui ne sont pas une société savante mais une société d’édition (loi de 1901) : l’engorgement de bonnes études historiques qui ne trouvaient pas d’éditeur, la médiocrité de publications répétitives et le fait que les universités régionales découvraient, avec l’histoire locale, la richesse des sources inexploitées. D’abord, Pierre Roger Gaussin a donné le ton avec une thèse sur l’abbaye de La Chaise-Dieu puis Jean Merley sur l’histoire économique de la Haute-Loire au lendemain de la Révolution (publiée par les éditions des Cahiers de la Haute-Loire) et Auguste Rivet sur l’étude la vie politique de notre département depuis 1815 (aussi publiée par les éditions des Cahiers de la Haute-Loire). Pierre Roger Gaussin fut le créateur et premier président de l’université de Saint-Étienne, il y a attiré Jean Merley et Auguste Rivet qui y termina sa carrière Maître de conférences. Son fils Bernard, trop tôt disparu, nous confia lui aussi en 1988 la publication de sa thèse consacrée au Puy-en-Velay au XVIe siècle, toujours disponible.

Ses articles sur l’histoire politique, littéraire et religieuse agrémentent chaque numéro des Cahiers de la Haute-Loire, mais aussi d’autres revues comme l’Almanach de Brioude, La lettre de la Société d’histoire de la Montagne, le Bulletin de la Société académique, les Cahiers de Craponne, Erount de Saougues, la Revue d’Auvergne, les Cahiers d’histoire, la Revue des Sciences politiques, la revue de Toulouse, les Études maurassiennes, la Revue d’histoire de la seconde guerre mondiale, la Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, etc. ; sans oublier sa participation à différents colloques et publications des universités, Sorbonne, Montpellier, Lyon et Saint-Étienne. Ses chroniques régulières ont animé L’Éveil de la Haute-Loire dès 1957 et furent suivies à partir de 1961.

La liste de toutes les publications d’Auguste Rivet est donnée dans Politique nationale et politique locale en Haute-Loire XIXe – XXe siècle, éditions des Cahiers de la Haute-Loire, 2005.

L’engagement politique d’Auguste Rivet a-t-il nuit à l’impartialité de l’historien ? Nous ne le pensons pas, comme en témoigne cette lettre manuscrite de deux pages de Laurent Eynac du 15 février 1968 à Auguste Rivet : « Je veux vous dire combien j’ai pris intérêt à la lecture de votre étude si fidèlement complète et par ailleurs fort objective sur la vie politique en Haute-Loire de 1920 à 1930 et la bienveillance de votre jugement m’est sensible infiniment. J’ai retrouvé là avec le plus vif plaisir les souvenirs lointains et chers que vous avez fait revivre avec exactitude… 1»

L’équipe de l’association des Cahiers de la Haute-Loire présente ses sincères condoléances à ses enfants, ses petits-enfants et ses proches.

1 Repris dans l’éloge funèbre prononcé par Serge Monnier ancien député-maire du Puy aux obsèques d’Auguste Rivet le mercredi 1er février 2017.

Pour consulter la bibliographie d’Auguste Rivet dans la revue Les Cahiers de la Haute-LoireArticles AR