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Tambours


Tambours, théâtre et Te Deum

Pour une socio-économie de la musique à l’âge des Lumières

Publié le 4 mars 2021

Georges Escoffier, auteur régulier des Cahiers de la Haute-Loire, publie aux Classiques Garnier cet ouvrage magistral concernant la musique au Puy-en-Velay à la fin de l’Ancien Régime. L’auteur d’abord situe Le Puy dans son cadre géographique, économique et politique, hors de l’influence directe de Paris, comme une ville moyenne d’entrepôt et de marché important malgré son enclavement. C’est la première fois qu’un historien se penche sur la vie de notre ville au XVIIIe siècle. Certes Jean Merley l’avait esquissée mais en préface à la période suivante. L’auteur dresse un portrait novateur de l’économie et de la situation politique entre le pouvoir de l’évêque, des consuls, et celui des militaires. Le lecteur partira à la découverte de la diversité des pratiques sonores des plus humbles au plus prestigieuses. Il suivra les pénitents dans leur procession entre plain-chant et faux bourdon. La tribu des Roqueplan au tambour ou à la trompette l’attirera. Il distinguera la musique savante de la musique populaire : dans le premier cas le violoniste est assis, dans le deuxième il est debout. Une marée sonore à laquelle s’ajoute la résonance des fers des chevaux. Suivent les troupes de théâtres, saltimbanques et autres gens de « cette espèce ». Les consuls veillent à la morale des comédiens, alors que le public réclame de jolies actrices et chanteuses ! En 1770, la construction d’une salle de spectacles témoigne du dynamisme culturel de la cité.

Une fresque éblouissante évoque la musique à la cathédrale. La cathédrale se révèle d’emblée à l’étude comme un centre de création musicale original. D’autres cathédrales sont citées pour complément ou comparaison. À la base du corps de musique la maîtrise est formée d’enfants de chœur. Ils entrent définitivement dés l’âge de 10 ans, membres à vie pour une carrière assurée. Ils sont sous la surveillance étroite et paternaliste du chapitre des chanoines. Sur le plan économique un système d’origine monastique, héritier du haut Moyen Âge autour de l’université Saint-Mayol, fait vivre 90 personnes : chanoines, choriers, bas-chœur, enfants de chœur dans un rapport de dépendance et de réciprocité. Georges Escoffier, dans l’intimité de la maîtrise, jette un regard humain sur les soins apportés, à la place des parents, aux enfants de chœur dans cette maîtrise encadrée par les maîtres de musique et de grammaire. Ce corps de musique intervient aussi hors de l’édifice avec des gratifications supplémentaires. Des réseaux facilitent le recrutement d’organistes parfois salariés, pas seulement pour jouer des œuvres existantes, mais pour créer des musiques et apprendre la composition aux enfants.

Cet ouvrage pluridisciplinaire, malgré des sources d’archives incomplètes, traite la sociologie dans l’étude d’attitudes multiséculaires et des affrontements permanents qui prennent plus d’ampleur avec l’évolution de la société. Il explore l’économie dans la recherche détaillée des moyens de vivre de l’institution. Enfin la musicologie valorise les œuvres jouées et en partie conservées au Puy, les carrières des maîtres de musique et organistes , les instruments. Souhaitons que les chorales de la Haute-Loire aient à cœur de chanter ces œuvres ainsi que les noëls bilingues du XVIIe siècle de Natalis Cordat.

Christian de Seauve, Président des Cahiers de la Haute-Loire

Nous ne commercialisons pas cet ouvrage disponible aux Éditions Garnier

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Les Cahiers de la Haute-Loire 2020

 


Les Cahiers de la Haute-Loire 2020

Mis à jour le 2 septembre 2020

Le numéro 2020 de notre revue est paru en juillet, 304 pages entièrement en couleurs.

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Son sommaire est riche et varié :

  • Jean-Pierre Bernard, « Des vicomtes de Velay et d’Auvergne aux Polignac, questions sur les origines d’une lignée féodale. La réalité des chartes » (31 p.) : À la lumière des plus anciennes chartes, l’auteur réexamine les différentes hypothèses sur les origines des Polignac vers le IXe siècle et en propose une nouvelle interprétation. Il décrit comment, depuis l’Auvergne, cette lignée s’installe en Velay pour y dominer jusqu’à la Révolution. Cartographie et tableaux généalogiques confortent le propos.

  • René Bore, « Un problème de pâturage entre les habitants de Maméas et de Fespescle au XVe siècle » (15 p.): Par un accord de 1414, renouvelé en 1491, les deux communautés villageoises de Maméas (Céaux-d’Allègre) et Fespecle (Vernassal), la première, auvergnate, la seconde, vellave, autorisent des droits de pâture réciproques. Cet accord est contesté par leurs seigneurs respectifs, les Allègre et les Polignac, les premiers d’Auvergne et les seconds du Velay.

  • Michel Engles, « Les prix-faits, fin Renaissance, au Puy-en-Velay » (13 p.) : À partir d’un document prévoyant l’agrandissement d’une maison rue Pannessac, on découvre la densification du bâti ponot à la Renaissance par l’adjonction, sur l’arrière des maisons, de bâtiments avec tourelle d’escalier à vis, reliés au bâtiment sur rue par des galeries voûtées, le tout délimitant une cour intérieure à ciel ouvert.

  • Jean Mourier, « Le domaine de La Boriette, ses propriétaires et sa gestion (XVIe-XXe siècles) » (23 p.) : La propriété de La Boriette, sur le coteau de Chausson, en vue directe sur la ville du Puy est un bel exemple de domaine agricole évoluant progressivement depuis le XVIe siècle vers une villégiature d’agrément, jusqu’à devenir au XXe siècle la résidence d’un industriel ponot. Actes de ventes et baux agricoles permettent d’identifier propriétaires successifs et fermiers, ainsi que les productions du domaine. On assiste à l’ascension sociale des quatre familles qui s’y succèdent : Orvy, Chausse, Exbrayat et Hedde, imbriquées dans l’histoire du Puy.

  • Georges Escoffier, « L’énigme du sieur Choncq : un organiste allemand au Puy-en-Velay à la veille de la Révolution » (13 p.) : Le dernier organiste employé par le chapitre de la cathédrale du Puy-en-Velay, de 1787 à 1791, était allemand, venant de Mannheim après un passage à la cathédrale de Valence (Drôme). De l’avis du chapitre, il remplit mal ses obligations pédagogiques. Ses conditions d’arrivée en France, comme sa fin de vie demeurent obscures.

  • Reginald Henry, « De Jemmapes à l’exil, le général de Banne (1744-1811) » (43 p.) : Données nouvelles à partir d’archives familiales, complétées par des recherches. Louis-Régis de Boissy de Banne, naît à la maison forte de Maisonnette commune de Montregard. Orphelin de père très jeune, il rejoint à 15 ans le régiment des Gardes-Lorraine. La Révolution lui permet une promotion depuis longtemps espérée, mais il choisit le parti de Dumouriez. Exilé en Autriche à Temeswar, il est nommé général-major des armées autrichiennes et vit une étrange quasi-réclusion jusqu’en 1801. La fin tragique de son fils unique, tué dans l’armée d’Italie en 1807, le laisse sans postérité.

  • Bernard Galland, « À propos de deux Vierges noires : Notre-Dame des Reymonds et Madame Tholance » (65 p.): La très ancienne Vierge noire miraculeuse du Puy, brûlée à la Révolution, fut remplacée à la restauration du culte à la cathédrale par une copie, dite Madame Tholance, réalisée par le sculpteur du même nom. Celle-ci disparaît vers 1850, lui succède alors une Vierge noire au manteau provenant de l’ancien couvent Saint-Maurice du Refuge. Peu avant, en 1846, les abbés Péala, éminents ecclésiastiques ponots, acquièrent un statue, soi-disant copie fidèle de la statue détruite, pour leur domaine familial des Reymonds à Tence. Celle-ci est maintenant conservée à la chapelle des Pénitents de cette commune. Une enquête minutieuse et un détail ignoré, la date, amènent l’auteur à formuler une hypothèse surprenante sur son identification soigneusement cachée par les Péala. Embarras des milieux catholiques du Velay, au milieu du XIXe siècle, devant les vestiges de la Révolution.

  • Camille Fabre, « Jérôme Labretoigne, marchand à Saugues dans la première moitié du XIXe siècle » (27 p.) : Jérôme Labretoigne débute son activité professionnelle comme tailleur d’habit, en même temps que la Révolution bouscule l’ordre établi. Progressivement, il s’adapte à la spectaculaire évolution économique du XIXe siècle, devenant commerçant puis découvrant l’économie capitaliste et comment faire fortune en prêtant de l’argent.

  • Antoine Rahon, « Bibliographie de la Grande Guerre en Haute-Loire » (57 p.) : Le centenaire de la Grande Guerre a entraîné une floraison de publications de toutes sortes, depuis la publication d’humbles témoignages jusqu’à des études d’ampleur. Cette fièvre mémorielle passée, il est temps de recenser les publications, même si en ce domaine l’exhaustivité est illusoire.

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Complaintes huguenots


Vient de paraître

Modifié le 5 novembre 2019

Christian Maillebouis & Didier Perre

Complaintes des huguenots en Velay

Mazet-Saint-Voy, 1776-1838

Le plus important ensemble de complaintes huguenotes jamais publié… pour la première fois avec notations musicales

 

Préface de Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales

     Cet ouvrage publie un ensemble de 39 complaintes protestantes issues de trois sources dont la plus importante (34 pièces) est la plus ancienne (1776) : 17 sont totalement inédites. Ces trois cahiers notés par des protestants de Mazet-Saint-Voy constituent le plus important corpus de complaintes huguenotes jamais édité en France. Grâce aux mentions d’airs (timbres) que portent certaines de ces notations, des restitutions de mélodies sont proposées pour 16 de ces textes, ce qui n’avait jamais été fait pour une telle publication.

    Ces chansons, certaines émouvantes, évoquent la vie au Désert, le retour d’exil qui conduit au martyr, les trahisons et la persécution d’un peuple. Elles constituaient la mémoire vive des protestants de la Montagne.

    Le contexte de la découverte de ces documents et la situation du Velay protestant vers 1770 sont largement développés. Un texte d’un des manuscrits notant l’ensemble des foires du secteur de Fay-sur-Lignon en 1786 donne enfin une vision des échanges commerciaux dans le haut-Velay oriental.

Christian Maillebouis est l’auteur de livres et contributions sur l’histoire des protestants du Velay.

Didier Perre a publié nombre d’articles et d’ouvrages sur les pratiques musicales et vocales populaires en Haute-Loire.

Un ouvrage de 296 p., entièrement en couleurs, format 24 x 16,5 cm, parution novembre 2019, prix public 29 €

ISBN : 978-2-9549851-2-1                                    Pour commander l’ouvrage

Écoutez la présentation de ce livre par Didier Perre sur la radio Fréquence protestante le 8 mars 2020, dans l’émission Cantabile de Marc Portehaut :

 

Publié avec l’aide de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Agence des Musiques des Territoires d’Auvergne

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La lentille verte


Vient de paraître

Mis en ligne le 10 juin 2019

Jean Bost & Jean-René Mestre,
La lentille verte du Puy, quelle culture !

Préface de Jean-Louis Bernard, président de l’Académie d’agriculture de France

Avant-propos de Martin de Framond, directeur des Archives départementales de la Haute-Loire

Premier légume à bénéficier d’une appellation d’origine protégée, la lentille verte du Puy tire ses caractéristiques gustatives et alimentaires de conditions climatiques et culturales bien particulières faisant d’elle la Reine des lentilles.

Cuisiné par les meilleurs spécialistes du caviar vert de Haute-Loire, cet ouvrage révèle la petite et la grande Histoire de ce légume sec, présent dès l’Antiquité en Velay, et fruit d’un savoir-faire reconnu et fièrement traditionnel.

Toute la mobilisation aboutissant à sa protection et sa valorisation actuelles, l’organisation de la production et du négoce, sans oublier une analyse détaillée de ce qui fait son goût et son cru  sont largement décrites et illustrées.

Un ouvrage de 158 pages, format 26 x 26 cm, richement illustré, sortie prévue en juin 2019, prix public : 26 €

Jean Bost : conseiller agricole de la filière lentille verte du Puy depuis 1965, soit plus de 50 ans. Organisateur de la journée nationale lentilles verte du Puy en 1977. Cheville ouvrière dès 1991 de l’Appellation d’Origine Contrôlée « lentille verte du Puy ». Initiateur-fondateur de la « Verte confrérie de la lentille du Puy », co-auteur de 100 ans d’agriculture en Haute-Loire 1900-2000 (Éd. Chambre d’agriculture de la Haute-Loire, 2000).

Jean-René Mestre : docteur en pharmacie (diplômé de phytopharmacie), expert en nutrition (responsable pédagogique du diplôme universitaire de nutraceutiques, alicaments et aliments-santé à la faculté de Médecine de Dijon), auteur d’une thèse sur la lentille verte du Puy (1987) et de nombreux livres et publications scientifiques et historiques.

Avec la collaboration d’Hervé Quesnel, linguiste, pour les termes occitans.

Le seul ouvrage de fond disponible sur l’histoire de la lentille verte du Puy

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Article de présentation dans l’Éveil de la Haute-Loire

Analyse de l’ouvrage par l’Académie d’agriculture de France

ISBN : 978-2-9549851-1-4

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Notes et croquis


Toujours disponible…

Claude Perron, Notes et croquis pour servir à la réhabilitation des quartiers anciens de la ville du Puy

Ouvrage de Claude Perron, architecte qui fut la cheville ouvrière du plan de sauvegarde du Puy-en-Velay. Plus de 220 croquis et plans avec coupe et échelle permettent à l’artisan de réaliser la restauration et aux amateurs d’art d’approfondir leur connaissance des villes anciennes : détails de maçonnerie, charpente, menuiserie, ferronnerie qui font le bâti de la vieille ville du Puy. 126 pages dont 60 planches de dessins de façades, portes, volets et petits bois, etc. Un véritable manuel pour l’artisan comme pour l’architecte ou le propriétaire de maison ancienne pour rénover dans le respect de l’histoire. Les références rigoureuses facilitent la découverte à l’amateur des 35 hectares de la vieille ville.
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